Eliane Noujaim

ElianeNoujaim_286x286.jpg

Eliane Noujaim est chercheuse en histoire de l’architecture. Elle détient deux maîtrises de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK, Liban), l’une en architecture et l’autre en histoire de l’art. Elle a enseigné l’architecture et le design à l’USEK pendant plus de vingt ans et exerce, depuis deux ans, la fonction de chargée de formation pratique en design d’intérieur à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur l’architecture publique dans les contextes postcoloniaux, les formes modernistes hors d’Occident et les liens entre espace, pouvoir et identité.

Titre du projet thèse : Formes scolaires et imaginaires nationaux : l’architecture publique au Liban dans le tournant postcolonial (1943-1975)

Le projet de thèse propose une lecture critique de l’architecture scolaire au Liban entre 1943 et 1975, une période marquée par la sortie du mandat français, la consolidation de l’État indépendant et les tensions croissantes entre communautés. Il considère l’école comme un artefact spatial et symbolique au cœur de la production de la modernité, de la citoyenneté et de l’unité nationale dans un contexte postcolonial.

En mobilisant les théories critiques de l’espace, les études postcoloniales de l’architecture et les théories constructivistes de la nation, cette recherche s’appuie sur un corpus d’études de cas diversifiées (écoles publiques et privées, confessionnelles et laïques, urbaines et rurales) pour interroger les articulations entre langage architectural, politiques éducatives et imaginaires nationaux. La démarche adopte une posture méthodologique située, attentive aux formes « ordinaires » et aux contextes périphériques souvent absents des récits dominants. Elle cherche à visibiliser des acteurs et des bâtiments marginalisés, tout en abordant de manière critique les lacunes documentaires, non comme simples obstacles, mais comme révélateurs des rapports de pouvoir dans la production, la conservation et la transmission du patrimoine scolaire.

En s’inscrivant dans une perspective critique décentrée, ce travail entend contribuer à renouveler l’histoire globale de l’architecture publique moderne en mettant en lumière les trajectoires hybrides et les tensions constitutives des projets architecturaux dans des contextes postcoloniaux hors d’Occident.

scroll to top