Analyse sémiotique d’une ville de Julien Gracq

Chapitre

Boudon, Pierre, (2002), Presses de l’Université de Laval, Québec, 9782763778941, Les identités sociales et individuelles ne sont jamais fixées une fois pour toutes. Elles se transforment au gré de la mémoire et de la perception qu’on a de soi et de l’autre à travers les images et les traces mnésiques qui sous-tendent le discours social et les pratiques esthétiques, constitutives d’un état toujours transitoire d’une culture donnée. Tout énoncé identitaire s’inscrit dans le récit verbal ou visuel qu’on fait de son expérience perceptive, de nature polysensorielle, et de son expérience mnésique, consciente ou inconsciente, de sorte qu’on ne peut parler d’identité sociale ou individuelle sans faire appel à la notion d’« identité narrative », qui montre comment le sujet se situe par rapport aux autres et à lui-même dans le temps et dans l’espace réels ou imaginaires à travers ses perceptions et ses remémorations ou ses oublis et ses aveuglements.

Qu’il s’agisse d’œuvres littéraires aussi diverses que celles de Naipaul, Gary, Michaux, Mallarmé, Volodine, Gracq, Rushdie, Aquin ou Sebbar, de textes testimoniaux essentiels comme ceux de Levi, Lanzmann, Zweig et Rivers ou de témoignages d’analysants anonymes, d’expériences singulières du temps et de la perception abordées d’un point de vue philosophique, d’œuvres d’art aussi variées que celles de Georges Rousse, Sophie Calle, Pipilotti Rist, Sylvie Blocher ou Massimo Gerrera, d’espaces réels ou imaginaires comme ceux de New York, d’Istambul ou de l’île aux Basques, intriqués dans des récits, des mémoires et des perceptions toujours hétérogènes, les pratiques historiques et esthétiques de notre modernité tardive exposent avec force la fragilité de nos identités individuelles et collectives, dont les textes rassemblés ici tentent de dresser le portrait en esquissant du même coup ce que devient le sujet contemporain, à l’heure où les grands récits de fondation sont en train de s’effondrer., Identités narratives, mémoire et perception

Types et historicisme: l’École de Chirurgie de Jacques Gondoin et l’émergence d’une conception généalogique de l’architecture en France au XVIIIe siècle

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Bilodeau, Denis, (2001), Publication de l’Université de Saint-Etienne, 9782862722154, Au sommaire de ce colloque : les cycles historiques et l’identité nationale dans l’oeuvre de Camille Boito, sciences naturelles et archéologie médiévale au XIXe siècle, structure narrative et récit historique : l’exemple d’Auguste Choisy, la riscoperta del medioevo tra ideologia e gusto, anatomie comparée et pensée évolutionniste dans la théorie et la pratique architecturales de Viollet-le-Duc, What was Revolutionary about the Romantic Pensionnaires : the Role of Biology in the Work of Labrouste, Vaudoyer and Reynaud, les matériaux de l’architecture au XIXe siècle, architectural acoustics and the science of sound, 1780-1900, type et historicisme : l’école de chirurgie de Jacques Gondoin, romantic historiography end the paradoxes of historicist architecture, le discours sur le mythe dans la pensée architecturale romantique en France, l’histoire comme modèle en architecture, l’idée de la classification dans la mémoire de l’architecture, l’archéologie monumentale, on the screen and the water, history and the image : from the Lyons school to Delaroche., L’Architecture, les sciences et la culture de l’histoire au XIXe siècle en France, les Entretiens Jacques-Cartier, décembre 1997

L’air de la modernité

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Adamczyk, Georges, Giraldeau, François, (2012), ENSA Paris-Belleville, Direction de l’architecture, Ministère de la Culture, Paris, La tour métropolitaine, Hommage à Michel Kagan

À quoi sert le contexte ? Une question critique en architecture

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Adamczyk, Georges, (2011), Les Presses de l’Université du Québec, Québec, 9782760526570, D’où vient le sens de la ville ? Pourquoi et en quoi les villes diffèrent-elles les unes des autres ? Comment naissent les significations urbaines ? Et qu’est-ce que la ville, par delà la mince surface de notre temps présent ? Pourquoi la ville s’oppose-t-elle à la nature ? Comment la ville des architectes, la ville des poètes, la ville de la publicité, la ville des aménagistes, la ville des chroniqueurs se comparent-elles ? Quels sont les liens qui unissent la ville d’aujourd’hui à celle d’autrefois ?

Cet ouvrage propose quelques perspectives à propos de ces questions. Sous les horizons variés des sciences humaines et des lettres, on y aborde la ville comme un phénomène de représentation, c’est-à-dire comme un artefact culturel logé quelque part entre notre propre conscience et les idéaux de ceux qui l’ont imaginée, de ceux qui l’habitent et de ceux qui l’explorent. Les divers textes réunis dans ces pages s’attardent donc à exposer des approches et des contextes spéculatifs afin de recadrer les questionnements sur la genèse des espaces urbains et sur les relations, d’une part entre la fabrication des villes et leur capacité de sens, d’autre part entre les villes et l’identité collective.

Pour penser, comprendre et expliquer la ville sous ces dimensions, l’on aborde d’abord quelques considérations épistémologiques, pour interpeller ensuite la ville engendrée par le projet architectural et urbain. Suit l’examen, entre mythe et réalité, de la ville comme idéal variable, voire antinomique dès que l’on considère l’opposition historique entre milieux naturels et urbanisés. L’ouvrage se clôt enfin sur l’invention de la ville comme processus d’investissement de sens des paysages construits., La ville phénomène de représentation