Lucie Palombi

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Lucie Palombi est architecte diplômée de l’École d’Architecture de Versailles (France). Elle participe au programme de PhD individualisé en architecture à l’Université de Montréal sous la direction de Jean-Pierre Chupin, et questionne dans son projet scientifique la définition et les visées de l’écriture primée en architecture. Elle participe au cours de maîtrise en architecture Langages et Écritures du projet architectural (Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal) à titre d’auxiliaire d’enseignement.

Sujet de thèse

Textualité et projet en architecture

Approche herméneutique et comparative de l’écrit en situation de concours

Au croisement de deux disciplines apparemment disjointes – l’architecture et l’écriture – repose la textualité. Si le texte peut sembler secondaire par rapport aux pratiques du dessin et du modèle, des écrits rédigés par des architectes nous sont parvenus depuis la plus haute Antiquité. Certains d’entre eux sont même devenus des monuments littéraires : De l’architecture (Vitruve, 15 avant J.-C.), L’art d’édifier (Leon Battista Alberti, 1485), L’architecture considérée sous les rapports de l’art, des mœurs et de la législation (Claude-Nicolas Ledoux, 1804), ou encore Vers une architecture (Le Corbusier, 1923)  – l’un des livres les plus lus du XXème siècle -, autant d’ouvrages publiés par de grands éditeurs de littérature. La discipline architecturale connaît une production livresque considérable entre traités, manifestes, monographies, textes de présentation de projets, romans et autobiographies. Il existe même des prix qui soulignent l’excellence des ouvrages d’architecture : le Grand Prix du Livre de la ville de Briey, le Prix du livre de l’Académie d’Architecture, le Prix Alice Davis Hitchcock, ou encore le Prix DAM (Deutsches Architecktur Museum). La textualité architecturale est doublement en concours : parfois, le texte accompagne le projet d’architecture en situation de concours ; d’autres fois, la textualité est l’objet même du concours.

Dans cette thèse, nous cherchons à comprendre la nature de la textualité en architecture, ou, plus précisément, les attributs des écrits rédigés par des architectes – dont le rôle premier est apparemment de concevoir des bâtiments avec le dessin – ou l’image – comme outil privilégié. Qu’est-ce qui caractérise l’écriture en architecture ? Que cherche à combler la textualité ? Peut-on identifier une sorte d’identité architecturale véhiculée par le texte seul ? Les objectifs de notre projet de recherche sont les suivants : (1) Contribuer à une théorisation de l’écriture primée (2) Raffiner les connaissances sur la textualité en architecture. Notre démarche scientifique sera essentiellement d’ordre herméneutique et comparative. L’analyse discursive usera de la capacité de la représentation en architecture à séparer texte et image.

Aurélien Catros

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Aurélien Catros est architecte HMONP diplômé de l’École d’Architecture de Lyon.
Il travaille d’abord aux côtés d’architectes du patrimoine, en France, avant d’entreprendre une thèse de doctorat à l’Université de Montréal sous la direction de Jean-Pierre Chupin et Bechara Helal.

Titre du projet de thèse : « Transferts réciproques entre maquettes physiques et modèles numériques dans le projet d’architecture »

À l’instar de leurs homologues analogiques, les modélisations numériques contemporaines influencent l’appréciation des projets par les architectes tout au long du processus de conception. Ces objets théoriques singuliers suscitent nombre d’analyses critiques mais sont rarement théorisés conjointement aux maquettes analogiques bien que ces modèles soient régulièrement utilisés de concert. Sur le plan ontologique, ces productions sont dissemblables : que ce soit en termes de supports (de quoi le modèle est-il fait ?), d’objectifs (quel est le but du modèle ?) et de temporalités (est-ce un modèle statique ou dynamique ?). Les transferts réciproques entre les différents supports se diversifiant, les productions de part et d’autre de ces opérations admettent potentiellement de nouveaux usages et donc critères d’évaluation. Du point de vue théorique, il apparaît aujourd’hui indispensable d’interroger les facteurs mis en crise lors des transferts entre ces différents supports puisque ces critères participeront réciproquement à définir la qualité architecturale. Comment les modélisations numériques contribuent-elles à redéfinir les critères d’évaluation du projet d’architecture avec ou à l’encontre des maquettes analogiques ?

Cette recherche traite conjointement des modèles analogiques et numériques comme instruments de représentation et de simulation du projet d’architecture. Nous proposons de : 1) Compléter et actualiser les catégorisations existantes des modélisations en architecture pour situer ces productions au sein de la théorie générale des modèles, 2) Comparer les différents modèles numériques à leurs «équivalents» analogiques supposés d’après la catégorisation proposée pour comprendre modalités de transferts entre eux au sein de la pratique contemporaine, 3) Identifier les biais et potentiels des usages conjoints et disjoints de ces modélisations à travers leurs interactions afin d’améliorer et d’optimiser leurs utilisations respectives par les concepteurs.

Notre cadre théorique se fonde sur des catégorisations générales des modèles qui ont déjà fait l’objet de tentatives d’adaptation aux maquettes analogiques et numériques en architecture. Cette catégorisation constituera la grille d’analyse qui nous permettra d’étudier les itérations successives des modélisations de différents projets. Considérant que ces itérations permettent l’évaluation du projet par l’architecte et donc son évolution, notre approche méthodologique s’inscrit dans le comparatisme qualitatif et théorique proposée par l’analyse comparative quali-quantitative (qualitative Comparative Analysis – QCA). Nous identifierons les similitudes et différences entre les maquettes d’étude successives pour identifier la manière dont les caractéristiques de ces modèles (supports, objectifs, temporalités) influencent la modification du projet et la création du modèle suivant.  Nous chercherons en particulier à isoler différents facteurs d’évaluation de la qualité des modélisations d’architecture qui se révéleraient – le cas échéant – spécifiques à la conception du projet à l’ère numérique.

Angie Arsenault

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Angie Arsenault is an artist and researcher currently enrolled in the HUMA PhD Program at Concordia University where she focuses on fine art, deindustrialization and oral history. Angie is from the deindustrialized island of Cape Breton and much of her art practise and research employs memory, material culture and storytelling to examine life in and around ruination on the island. Angie’s artistic explorations generally manifest in sculpture, installation and performance, but she has recently been exploring book work. She holds both a BFA (2004) and MFA (2017) from NSCAD University where her Masters thesis project, Keeper of Industrial Memory, was awarded both a SSHRC and the Governor General Academic Gold Medal. Angie is also a trained goldsmith (VCC, 2009) and was the sole proprietor of a fine jewellery business for six years.

Title of research: Working through deindustrialization: Art and ruination.

Supervisors: Cynthia Hammond, Steven High and MJ Thompson

Aristofanis Soulikias

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Aristofanis Soulikias is an architect and film animator. He is a PhD student at Concordia University, in the Individualized Program (INDI), under the supervision of Dr. Carmela Cucuzzella, Dr. Cynthia Hammond and Prof. Luigi Allemano, pursuing an interdisciplinary research-creation study with the title: Architecture and Film Animation: Visualizing and educating on the built environment through stop-motion and under-camera techniques, which aims at examining how Architecture and Film Animation can inform each other and evolve with the use of traditional stop-motion techniques that have re-emerged, owing to adapted digital technologies, as to engage citizens with their urban built environment and its intangible realms.

His B.Sc in Architecture and a B.Arch from McGill University were followed by a period of professional conservation work on Mediaeval and Post-Mediaeval monuments in Greece which, in turn, led to a scholarship by the Hellenic Society for the Environment and Cultural Heritage towards an MA in Conservation Studies at the Archaeology Department of the University of York, UK, completed in 2010.

After a two-year fellowship at the Prince’s Foundation in London, UK, where he worked and received training on sustainable urbanism, Aristofanis returned to his native Montreal to learn the craft of film animation at the Mel Hoppenheim School of Cinema of Concordia University, where he completed a BFA with distinction. His graduation film Last Dance on the Main, an animated documentary on the perilous state of Montreal’s built heritage and social fabric was selected by TIFF’s Canada’s Top Ten for the year 2014, and won four awards in international festivals. That same year he received the Mel Hoppenheim’s Emru Townsend award in Film Animation.

Title:  Architecture and Film Animation: Visualizing and educating on the built environment through stop-motion and under-camera techniques

Supervisors: Dr. Carmela Cucuzzella, Dr. Cynthia Hammond and Prof. Luigi Allemano

Alexandra Paré

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Alexandra est présentement doctorante dans le programme de Ph.D. individualisé en architecture de l’Université de Montréal sous la direction de Jean-Pierre Chupin au Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle. Elle détient une maitrise en aménagement de l’Université de Montréal et un baccalauréat en design de l’environnement de l’UQAM. Elle est également titulaire d’un baccalauréat en éducation de l’Université d’Ottawa.

Son mémoire de maitrise portait sur l’architecture des écoles Steiner-Waldorf, mouvement pédagogique international né au début du 20ème siècle qui a donné lieu à des projets de conception d’écoles riches d’enseignement. Son projet de recherche doctorale vise maintenant à explorer les fondements épistémologiques, pédagogiques et esthétiques qui sous-tendent l’architecture scolaire contemporaine.

Titre : Une forme silencieuse d’enseignement: Analyse comparative de la relation entre stratégies architecturales et théories du développement de l’enfant dans un corpus canadien d’écoles primaires contemporaines.

Résumé de recherche : Ce projet doctoral porte sur l’analyse des formes et des espaces architecturaux des écoles primaires récemment construites en vue de dégager des critères d’appréciation de la valeur pédagogique et esthétique de l’architecture scolaire. Cette recherche va s’appuyer sur une série d’études de cas afin d’examiner la relation entre le forme, la spatialité et la fonctionnalité ainsi que le rôle que joue l’architecture au niveau du développement de l’enfant. Elle vise à contribuer à l’élaboration d’un modèle théorique qui permettra de mieux comprendre le didactisme de l’architecture scolaire ainsi que les enjeux sociaux et culturels qui y sont liés. Cette recherche va également se pencher sur les projets d’écoles primaires canadiennes ayant reçus des prix d’excellence en architecture ainsi que sur les concours de conception d’écoles.

Mots clés : Architecture, architecture scolaire, projet d’architecture, histoire et théorie de l’architecture, critique architecturale, éducation, développement de l’enfant, concours d’architecture, prix d’excellence

Elijah Borrero

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Je suis un doctorant à l’École d’architecture de l’Université McGill. Ma recherche, sous la supervision de David Theodore, se concentre sur les interactions entre l’architecture, la planification et la production militaire pendant la guerre froide. Ma thèse, intitulée Architectures de la Guerre Froide: quatre campagnes de construction militaire américaine dans les années 1950, discute les efforts de collaboration entre les architectes, ingénieurs, planificateurs et militaires au début de la guerre froide, et examine comment la pensée progressive architecturale a été adoptée et adaptée à des fins de guerre militaire.

J’ai reçu un B.A. en mathématiques à SUNY Albany, M.Arch I à la Parsons School of Design, et un M.Arch post-professionnel en histoire et théorie de l’architecture à l’Université McGill. Je suis également membre du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (L.E.A.P).

Titre : Architectures de la Guerre Froide: quatre campagnes de construction militaire américaine dans les années 1950

Superviseur : Prof. David Theodore

Sherif Goubran

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Sherif Goubran est doctorant dans le programme individualisé de l’Université Concordia et boursier Vanier 2018. Il mène des recherches interdisciplinaires sur l’évaluation de la durabilité des bâtiments dans les domaines du design, de l’ingénierie et du financement. Sa recherche de doctorat explore l’arrimage entre les pratiques durables locales et les objectifs mondiaux de durabilité. Ses recherches sont concentrées l’évaluation de la durabilité des bâtiments et l’environnement construit, les approches comportementales dans la conception, l’interaction entre les bâtiments et les occupants, ainsi que sur les thèmes liés à la durabilité dans la conception urbaine et architecturale. Sherif a reçu différentes bourses d’études pour sa recherche, y compris la bourse d’études Vanier Canada, la bourse d’entrée INDI et la bourse d’entrée au doctorat LEAP. Sherif a présenté ses recherches doctorales dans plus de trois conférences internationales, dans des revues professionnelles et dans des livres. Il est également activement engagé dans la co-édition de livres et l’organisation d’événements de recherche. En 2016, Sherif a obtenu son M.A.Sc. en ingénierie du bâtiment (building engineering) à l’Université Concordia. Ses recherches de maitrise étaient centrées sur l’efficacité énergétique dans les bâtiments commerciaux. Ses recherches de maîtrise sont publiées dans plus de 5 revues et 4 articles de conférence. Au cours de ses masters, il a reçu la bourse « Concordia University Retired Faculty et Staff Graduate Award ». Il a enseigné et a participé à la recherche au sein de différents projets. Avant cela, Sherif a complété un B.S. En architecture à l’Université américaine au Caire (AUC-Egypt) où il a gradué en 2014 le premier de sa classe et a reçu, pour les 5 années consécutives de ses études de premier cycle, la bourse d’excellence académique. Sherif a également présenté son travail de premier cycle dans des conférences étudiantes. Aujourd’hui, Sherif participe activement dans plusieurs laboratoire, centres et groupes de recherche où il enseigne et mène des recherches en design, ingénierie, architecture et finance. Il est également impliqué dans plusieurs initiatives et projets de développement durable à Concordia au niveau étudiant et administratif.

Titre : Nos bâtiments sont certifiés… et maintenant ? Les bâtiments écologiques et les objectifs de développement durables au Canada

Superviseur : Prof. Carmela Cucuzzella

Résumé de recherche : Notre interprétation de la durabilité de nos villes et bâtiments est actuellement en crise. Les standards sur lesquels nous dépendons sont dissociés des réalités sociales, culturelles et économiques des usagers et des localités. Dans les 10 dernières années au Canada, 26% des prix en architecture étaient centrés sur l’aspect écologique. Cependant, on observe un écart important entre notre définition technique de la durabilité dans les bâtiments et des objectifs de développement durables holistiques. On constate un besoin important pour de nouveaux cadres théoriques et de nouvelles approches afin de façonner nos villes futures et nos environnements urbains. Cette étude interdisciplinaire aborde ce problème à un niveau tant théorique que pratique. La recherche ancre les objectifs de développement durable des Nations Unies dans des contextes locaux, et définie la qualité du design écologique par le biais d’approches de design critiques. Cette recherche présente un modèle théorique qui peut s’adapter à différentes localisations et objectifs, et les confronte à 13 projets d’architectures gagnants à travers le Canada. Pour chaque projet, des méthodes quantitatives et qualitatives vont être utilisées pour analyser le design, sa description, et la perspective des usagers. Cela va permettre de comprendre les limites et potentiels des méthodes actuelles et les futures directions possibles. Cette recherche contribue à la théorie et la pratique du design écologique au sein de plusieurs domaines académiques. Les résultats vont fournir des recommandations importantes pour que les gouvernements, les chercheurs, les praticiens et les institutions arriment les pratiques de construction avec les réalités locales et les objectifs holistiques de développement durable. La recherche appuie le Leadership du Canada en croissance verte et développement durable dans l’environnement bâti.

Mots clés : Environnement bâti durable, Conception environnementale, Évaluation de la durabilité, Développement durable des bâtiments, Objectifs de développement durable, Outils d’évaluation de la durabilité, Tensions locales et mondiales, Conception contextuelle, Théorie de la conception environnementale, Évaluation de la conception

Alessandra Mariani

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Alessandra Mariani est candidate au doctorat en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle s’intéresse à la nature et aux objectifs de l’interdisciplinarité architecturale telle qu’élaborée par l’agence new-yorkaise Diller Scofidio et Renfro (DS+R). Sa thèse explore sur près de quarante ans, les moyens mis en œuvre par DS+R afin d’élargir leur champ d’intervention architectural et actualiser leur rôle d’architecte. La dissertation expose l’élaboration de leur agentivité culturelle établie à partir d’une évaluation de la structure interne de la discipline architecturale, d’une interrogation sur le conditionnement culturel produit par la culture visuelle et l’expérience médiatisée, et de la constitution d’une maïeutique orientée sur la création d’espaces favorisant la subjectivation. Alessandra a reçu l’appui du Fonds de recherche Société et Culture du Québec, du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, du Centre Canadien d’Architecture, de la Faculté des arts de l’UQAM et du Laboratoire d’Études pour l’Architecture Potentielle pour mener sa recherche. Elle a fondé et dirige depuis 2006 la revue Muséologies (www.museologies.org), qui diffuse et promeut la recherche interdisciplinaire axée sur la pluralité des fonctions et enjeux de l’environnement muséal contemporain. Les articles évalués à l’aveugle par un corps de chercheurs reconnus, ont valu une distribution internationale de la revue auprès de plus de deux cent institutions muséales et académiques et un prix Force Avenir (2009). Alessandra a publié plusieurs articles en lien avec les problématiques précédemment mentionnées et des thèmes architecturaux, et prononcé des communications sur les avancées de sa recherche doctorale. Elle enseigne depuis 2011 la théorie et l’histoire de l’architecture moderne à l’École de design de l’UQAM.

Résumé de thèse : Ma recherche doctorale porte sur la nature et les objectifs de l’interdisciplinarité architecturale de l’agence new-yorkaise Diller Scofidio + Renfro (DS + R). Celle-ci est caractérisée par une appropriation « postproductive » de la matérialité, des processus et des discours de l’art contemporain une lecture alternative des théories poststructuralistes et néo marxistes ; une connaissance aiguisée du pouvoir et des aléas de la technologie; et une compréhension lucide de la rhétorique et des mécanismes de l’industrie culturelle. J’étudie la façon dont DS + R ont cherché à transformer à même leur production, la position critique institutionnalisée de l’architecture en un processus de conception réflexif qui se révèle de façon tangible dans leurs espaces médiatisés et construits.

Mandana Bafghinia

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Mandana Bafghinia est architecte et plasticienne. Elle est doctorante en co-tutelle entre le Canada et la France.  Au Canada, sous la direction de Jean-Pierre Chupin dans le programme de doctorat individualisé en architecture de l’Université de Montréal au laboratoire LEAP, depuis septembre 2016. En France, sous la direction de Christian Montès et Manuel Appert, à l’université Lumière Lyon 2 dans le programme Géographie et aménagement de l’urbanisme, depuis janvier 2016. Pendant l’automne/hiver, elle a été invitée en tant que visiting scholar pour poursuivre ses recherches à l’Université de New York.

Mandana est titulaire d’un diplôme en architecture à l’université américaine EMU à Chypre en 2007. Elle est également titulaire d’une maîtrise en Art contemporain et Nouveaux Media en 2014 à l’université de Paris8 en France et en échange avec Académie des beaux-arts de Brera à Milan-Italie. Pendant sa participation au programme de recherche en architecture (post master) à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette en 2014-15, elle a développé des études préliminaires sur les gratte-ciels comme points de vue « d’intensité potentielle » sur le tissu urbain. Dans le cadre du laboratoire AMP à la Villette, elle a également participé, en tant que chercheuse, à la recherche subventionnée par la Mairie de Paris, « Mesure et démesure du Grand Paris », sous la direction scientifique de Philippe Nys depuis 2012. Dans le même cadre de recherche, elle a participé à un workshop en Chine à Chengdu sur le thème du « Mapping », avec l’université du Sichuan, et un deuxième workshop à Kyoto et Tokyo sur le thème du «Paysage Urbain». Sur les plans professionnels, Mandana a travaillé dans les agences en Iran et en France. Elle a également participé dans 3 expositions collectives à Paris.

Sa recherche doctorale examine les rapports entre les gratte-ciels et leur contexte urbain. Son objet est la tour, son accent principal portant sur la couronne et leurs plateformes d’observations dans leurs différentes dimensions et échelles, qu’ils soient vus depuis la rue (ou de la voie urbaine en général) ou au sein du skyline. La recherche propose d’inventorier, d’observer, de comparer et de catégoriser les couronnes des tours qui spécifient et identifient une ligne d’horizon, un skyline. Deux approches principales sont identifiées. La première est liée à l’opération de catégorisation des gratte-ciels identifiés spécifiquement par leurs plateformes d’observation, grands moments historiques de grandes architectures verticales du moderne au contemporain, à la suite recherche sur des moments rétroactifs de ces phénomènes iconiques. La seconde consiste à appuyer sur les théories de la narration dans la mesure où ces espaces génèrent des représentations et des visualisations créées par l’assemblage entre une tour, son couronnement et le paysage urbain qui l’environne, ce qui produit l’expérience du belvédère ; aussi ce que produit cette expérience.