Du potentiel des grandes structures urbaines abandonnées / On the Potential of Abandoned Large Urban Structures

Livre

Chupin, Jean-Pierre, Abenia, Tiphaine, (2017), Potential Architecture Books, Montréal, 9780992131791, Cahiers de recherche du LEAP Research Notebooks, Bâtiment abandonné, ruine moderne, fantôme urbain, squelette immobilier, structure désafectée… Une variété d’appellations pour tenter de circonscrire, au moins par les mots, le phénomène d’abandon de fragments entiers de villes. Cet abandon, qu’il soit partiel ou total, temporaire ou durable, est examiné́ ici au prisme du « potentiel » que pourrait représenter la survivance de ces structures. Ciblant 12 études de cas, cette première édition des Cahiers du Laboratoire d’Étude de l’Architecture Potentielle convoque autour de cette thématique la discipline architecturale, l’histoire de l’art et la sémiotique. De Montréal à Berlin, de Détroit à Turin, la variété́ des contributions est organisée autour de quatre tensions interrogeant le statut de ces structures (monumentalité/monument), leur échelle (architecture/urbanisme), les gures qu’elles cristallisent (utopie/ruine) et les imaginaires qui s’y développent (résistances / potentiels). Les auteurs le montrent : les grandes structures urbaines abandonnées, loin d’être condamnées à l’inertie, sont des vecteurs de mémoire collective, de projets potentiels, d’imaginaires multiples, mais aussi de réévaluation critique de nos sociétés contemporaines. Dès lors, la grande structure urbaine abandonnée ne peut plus seulement être du ressort de l’économie ou de la planification foncière : l’entrelacement complexe des dimensions matérielles, techniques, sociales et culturelles la constituant invite les architectes à investir les réflexions portant sur sa survivance., 122 pages

Concourir à l’excellence en architecture – Éditoriaux du CCC (2006-2016)

Livre

Chupin, Jean-Pierre, (2016), Potential Architecture Books, Montréal, 978-0-9921317-4-6, Fruit d’efforts collectifs, ce livre se parcourt de multiples façons, tel un guide de voyage dans la recherche de la qualité architecturale. Les textes qui composent cet ouvrage collectif, rédigés par une trentaine d’auteurs, renvoient aux ressources du Catalogue des Concours Canadiens (CCC), grande archive numérique ouverte en ligne au public depuis 2006. Ces éditoriaux proposent une sélection d’une soixantaine de concours couvrant les 70 dernières années de l’histoire canadienne avec un accent particulier sur la période contemporaine. L’œuvre est collective puisque ces concours, organisés par de nombreuses institutions publiques et privées, ont donné lieu à la conception de plusieurs centaines de projets d’architecture, d’urbanisme et de paysage, d’un océan à l’autre. Réalisés ou idéalisés, tous ces projets contribuent potentiellement à la constitution d’un patrimoine matériel et immatériel commun. Sachant que les organisateurs, concepteurs, jurés ou critiques de nos environnements n’opèrent jamais dans la solitude, on peut dire, sans exagération, que cet ouvrage est le fruit de la collaboration d’une myriade de personnes. C’est ce que nous appellerons ici : concourir à l’excellence en architecture., 322 pages

On Architecture. Melvin Charney: A Critical Anthology. Introduction by George Baird with essays by Georges Adamczyk, Réjean Legault and Louis Martin

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Martin, Louis, (2013), McGill-Queen’s University Press, Montréal, 9780773541825, Melvin Charney (1935-2012) spent his career working on the border between art and architecture. His internationally celebrated art employed a variety of media including photography, montage, painting, sculpture, and temporary and permanent installations, relentlessly pursuing the meaning of architectural images in the age of mass communication. A long career as an educator was punctuated by several high-profile and contentious interventions into debates about architecture and urban life in Montreal. In spite of his renown, few realize that his legacy is also that of a prolific architectural critic., 496 pages

Le projet tectonique

Livre

Chupin, Jean-Pierre, Simonnet, Cyrille, (2005), Infolio, Genève, 9782884745413, La tectonique s’offre aujourd’hui comme une façon d’interroger le dialogue culturel entre conception et construction. Cet ouvrage rassemble les contributions d’architectes, d’artistes, d’historiens, de philosophes et de pédagogues autour du «projet tectonique» dont ils tirent une quintessence troublante et enrichissante: la fonction constructive est aussi une fiction constructive.

Ce premier volume issu des Grands Ateliers se veut également l’acte inaugural d’une production durable relative aux questionnements engendrés par la rencontre, encore peu sensible il y a dix ans, entre l’art de contruire – qui appartient à un secteur de production encore traditionnel – et les nouvelles technologies de conception et de communication., 224 pages

Guidelines for Social Life Cycle Assessment of Products

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Cucuzzella, Carmela, (2009), UNEP/SETAC Life Cycle Initiative, Paris, France, The guide describes the context and key concepts, provides key elements and guidance and highlights areas where further research is needed, related to the assessment of the social and socio-economic impacts of products life cycle. A social and socio-economic Life Cycle Assessment (S-LCA) is a social impact (and potential impact) assessment technique that aims to assess the social and socio-economic aspects of products and their potential positive and negative impacts along their life cycle encompassing extraction and processing of raw materials; manufacturing; distribution; use; re-use; maintenance; recycling; and final disposal.

Le fantasme métropolitain – L’architecture de Ross et Macdonald – Bureaux, magasins et hotels – 1905 -1942.

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Lachapelle, Jacques, (2001), Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 9782760617544, Le piéton qui déambule dans les principaux centres-villes du Canada ne pourra éviter de passer devant un édifice signé Ross et Macdonald. Leurs immeubles (comme l’édifice Dominion Square à Montréal ou l’hôtel Royal York à Toronto) sont autant de témoignages d’une époque pendant laquelle les métropoles se bâtissaient à coups de gratte-ciel et d’édifices blocs.

Né de la fascination exercée par les métropoles du début du XXe siècle, le gigantisme architectural répondait à un besoin de pragmatisme dans la planification des grands immeubles. C’est pourquoi Ross et Macdonald dessineront des édifices inspirés des principes du nouvel académisme de l’École des beaux-arts de Paris. Ce seront des édifices dont l’organisation s’accordera au rythme croissant des grandes villes et de ceux qui les habitent.

L’étude de Jacques Lachapelle met au jour les liens étroits unissant le design des façades à la planification de l’espace intérieur de ces grandes constructions. Il nous fait visiter des hôtels, magasins et édifices à bureaux conçus par des architectes qui n’ont pas hésité à adapter leur pratique à celle des hommes d’affaires, maîtres des nouvelles métropoles. Aussi la rigueur des conceptions de Ross et Macdonald a-t-elle su s’allier aux exigences d’efficacité d’une société en route vers la modernité., 180 pages

L’architecture des lieux, sémantique de l’édification et du territoire

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Boudon, Pierre, (2013), Infolio, Gollion (Suisse), 9782884746434, Collection Projet et théorie, L’ouvrage commence par une étude des éléments primitifs que sont le chemin, l’horizon et finalement la scène soumise au regard avec sa profondeur et ses dispositions internes.

Dans un second temps, le lieu comme tel en vient à se construire à partir de la problématique de la frontière, celle-ci définissant la relation fondamentale entre extériorité et intériorité. Cette frontière est le bord qui va établir une séparation mais aussi qui peut être lui-même habité. Il s’agit d’un être formel qui peut trouver une exemplification aussi bien dans le mur de la maison, comme dans la zone entre la ville et la banlieue, cette dernière étant elle-même une séparation entre ville et campagne, etc.

Le troisième temps est celui du territoire avec ses organisations diverses et d’abord sa centration (monocentré ou polycentré) et ses dispositifs de circulation.

Enfin vient l’ornement dont l’auteur nous dit qu’il est pure syntaxe sur la base d’opérations comme la sériation ou l’entrelacement.

Le plan de l’ouvrage semble ainsi être celui d’une genèse progressive dans laquelle chaque étape présuppose acquis les moments antérieurs. On pourrait dire tout aussi bien qu’il s’agit d’une déduction, au sens quasi juridique, des différentes figures de l’espace habitable. En cela, au-delà d’une description, il fournit en quelque sorte les principes d’engendrement des espaces complexes à partir des contraintes élémentaires définissant la notion centrale de lieu. Le lieu est la notion qui, au moins dans les trois premières étapes, configure la réflexion de l’auteur.

Il est sans doute inutile de redéfinir le motif bien connu du templum qui sert à organiser la dimension catégoriale de l’analyse. Disons cependant quelle place il occupe dans cette recherche d’une logique formelle des lieux., 288 pages

Le réseau du sens II, Extension d’un principe monadologique à l’ensemble du discours

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Boudon, Pierre, (2002), Peter Lang, Berne, 9783906768694, Cette recherche est née d’une insatisfaction; enseignant dans un département de communication, l’auteur s’est rendu compte qu’il était difficile, voire impossible, de construire une représentation générale du langage. Est-ce lié à sa nature qui serait irréductiblement multiple? Est-ce lié aux différents types de traitement auxquels on le soumet: analyse linguistique, analyse pragmatique, analyse sémiotique? Nous ressentons à l’heure actuelle ce morcellement comme un manque, comme l’échec de notre rationalité à circonscrire l’ensemble des propriétés du langage formant une totalité symbolique. C’est pourquoi, faute d’un organon fédérateur, on voit réapparaître certaines entreprises herméneutiques en tant qu’approche intuitive du sens.
Tel n’a pas été le choix de l’auteur; dans le cadre d’un formalisme renouvelé (pensons par exemple à la première philosophie husserlienne), il s’agit de prendre véritablement à la lettre la notion de «réseau» comme multiplicité de domaines de propriétés associés à travers un groupement de traits, appelés ici templum. Celui-ci est le filtre élémentaire d’un réseau de renvois où le message à constituer n’arrête pas de «circuler» entre ces différents domaines que sont la constitution des cadres morpho-syntaxiques, les rapports d’instanciation discursive (la temporalité, la modalité), le suivi discursif (anaphore, cataphore) ou encore la formation des objets de discours en tant que narration et/ou argumentation. C’est pourquoi ce message qui circule peut être pauvre ou complexe, comme dans le fil conversationnel, linéaire ou articulé en niveaux de langage comme dans le double sens, les figures de rhétorique, les modes direct et indirect. Bref, le réseau du sens – dont la figure emblématique est la monadologie leibnizienne en tant que cohérence plurielle – est à la base d’une construction dynamique permettant la définition du Texte en tant que discours, narrativité et/ou argumentation.