Titre de la thèse: Évaluation de la valeur sociale en architecture : comparaison entre les centres communautaires et les bibliothèques au Bangladesh et au Canada sous l’angle de l’inclusion et de la justice spatiale
sous la direction de Jean-Pierre Chupin
Résumé: Malgré l’adoption des ODD des Nations unies en 2015, la plupart des parties prenantes ne prennent encore en compte que la durabilité environnementale et économique, tout en négligeant la durabilité sociale. De plus, le système de valeurs en architecture reste axé sur l’embellissement et les représentations formelles, qui échappent souvent aux exigences fondamentales en matière d’inclusion et d’expérience des usagers. Actuellement, les perspectives sur la valeur sociale divergent selon trois pôles principaux : (i) le pôle formel des pouvoirs publics ; (ii) l’approche quantitative des professionnels ; (iii) l’approche disciplinaire des chercheurs. Au milieu de ces tensions, la perspective fondée sur l’expérience des usagers reste marginalisée. De plus, les paramètres existants ne tiennent pas suffisamment compte des inégalités sociales, raciales et économiques dans l’environnement bâti. Il est donc nécessaire d’adopter une approche visant à saisir la valeur sociale, centrée sur l’inclusion et l’équité. En se concentrant sur ces zones d’ombre épistémologiques et sur l’élaboration d’un « indice de valeur sociale », la question de recherche est la suivante : comment la notion de « valeur sociale » peut-elle être prise en compte et appliquée de manière appropriée dans la transformation architecturale de l’espace public vers davantage d’inclusion et de justice spatiale ?