RECHERCHES TERMINÉES
CARTOGRAPHIE THÉORIQUE DES ENJEUX DURABLES
Résumé de la recherche:
Introduit en 1998, par le US Green Building Council, le système d’évaluation Leadership in Energy and Environmental Design (LEED)fut adopté par le Conseil du bâtiment durable du Canada en 2003. Dans le contexte canadien, on observe depuis son impact sur la conception des projets architecturaux et surtout dans les situations de concours d’architecture où il devient la norme environnementale servant à « mesurer la durabilité » des projets. Considérant que cette nouveau norme ne s’adresse qu’au pilier environnemental, on est en droit de considérer que l’adoption de LEED n’est pas un garant d’une perspective globale pour la conception des projets et ne dit pas comment les architectes et les planificateurs parviennent à prendre en compte les autres piliers. La question : comment les questions et les stratégies concernant la durabilité ont évolué depuis 2003 dans les concours d’architecture au Canada ? L’objectif : l’analyse et la documentation de ces facteurs durables en constituant une cartographie théorique et historique pour la période 2003-2011. Cette instrument de recherche informera ces facteurs en fonction des quatre piliers de la durabilité (culture, société, environnement et économie) et permettra, pour la première fois dans le contexte canadien, de comprendre comment les maîtres d’ouvrage, les architectes et les jurés des concours de design pour les projets publics ont pris en compte les questions de durabilité. Cette recherche est d’autant plus pertinente et actuelle, que ses résultats contribueront directement à l’amélioration des politiques et des modes d’organisation des concours de design d’espaces publics au Canada.Bibliographie:
Boudon, Pierre. 2008. Sémiotique et architecture : quel apport offrecette discipline à une science du projet? (volume d'hommage à Alain Rénier): Numéro spécial des Nouveaux Actes Sémiotiques, jan. 2008, no.111. Chupin, Jean--Pierre. 1998. Le projet analogue: les phases analogiques du projet d'architecture en situation pédagogique, Faculté de études supérieures, Université de Montréal, Montreal. Chupin, J.-P.. 2008. Documenting Competitions, Contributing to Research, Archiving Events. In Architecture et archives numériques, edited by F. W. D. Peyceré. Genève: Infolio. Chupin, Jean--Pierre, Denis Bilodeau, and Georges Adamczyk. 2002. Reflective Knowledge and Potential Architecture. InARCC/AEEA Conference on Architectural Research, edited by M. B. L.Fontein, S. Hanrot et al. McGill University School of Architecture. Chupin, Jean--Pierre, Anne Cormier, Denis Bilodeau, Georges Adamczyk, and Jacques Lachapelle. 2004. Concours d'architecture, pratiques réflexives et transferts analogiques. In Journées européennes de la recherche architecturale et urbaine. Merseille. Cucuzzella, Carmela. 2009. The Limits of Current Evaluation Methods in a Context of Sustainable Design: Prudence as a New Framework. International Journal of Design Engineering 2 (3):243-- 261. Cucuzzella, C.. 2009. What Does Complexity have to do With Sustainable Design? Design Principles and Practices: An International Journal 3 (3):277--290. Cucuzzella, C.. 2011. Design Thinking and the Precautionary Principle: Development of a Theoretical Model Complementing Preventive Judgment for Design for Sustainability enriched through a Study of Architectural Competitions adopting LEED, Faculté de l'aménagement, Université de Montréal, Montreal. De Biasi, P.M. 1990. Pour une analyse génétique des techniques de projet et du processus de conception en architecture (Étude de genèse des premiers dessins du projet de F. Montès 20/28 rue Ramponneau, Paris 1986--1990). Paris: Direction de l'architecture. Ehrlich, Paul R., and John P. Holdren. 1971. Impact of Population Growth. Science 171:1212--1217. Ellul, J. 1987. Le bluff technologique. Paris: Hachette. Fisher, Thomas. (2008). Architectural Design and Ethics: Tools for Survival: Architectural Press, Elsevier. Guy, Simon, and Steven A. Moore. 2005. Reflection and Engagement: Towards Pluralist Practices of Sustainable Architecture.In Sustainable Architectures: Cultures and Natures in Europe and North America, edited by S. Guy and S. A. Moore. New York and London: Spon Press. Harper, Thomas L., and Stanley M. Stein. 1992. The Centrality of Normative Ethical Theory to Contemporary Planning Theory.Journal of Planning Education and Research 11 (2):105--116. Heidegger, Martin. 1977. The Question Concerning Technology and Other Essays, trans. William Lovitt. New York: Harper & Row. Jensen, A.A., L. Hoffman, B.T. Møller, A. Schmidt, K. Christiansen, J. Elkington, and F. van Dijk. 1997. 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Whiteside, K.H. 2006. Precautionary Politics: Principle and Practice in Confronting Environmental Risk. Cambridge: The MIT Press.ARCHITECTURE AND THE ENVIRONMENTAL TRADITION : BRITISH ARCHITECTURE 1750-1850
MAISONS CONTEMPORAINES AU QUÉBEC
DÉFIS DE LA CRITIQUE EN ARCHITECTURE – ACFAS 2014
Ce colloque international rassemblera des chercheurs de diverses disciplines (Architecture, Design, Histoire de l’art, etc.) autour de la question de la critique en architecture. Somme toute objet de peu de théories dans ce domaine, cela surprendra d’autant plus que l’expression de critiques sur la matière de l’espace public et la forme même de la polis et de ses agoras reste légitime. Hormis les architectes, paradoxalement contraints par leur déontologie, tout citoyen peut normalement critiquer tel ou tel projet (notamment dans le cadre de concours), telle ou telle réalisation (dans le cadre ou non d’une consultation publique). Entre le musèlement des uns et la volubilité des autres, la problématique du juste exercice de la critique architecturale dépasse la distinction entre profession et discipline pour recouvrir le spectre entier des pratiques réflexives. Afin de cerner un aussi vaste phénomène, ce colloque sondera une question singulière: quelles sont les dimensions constitutives de la critique du projet architectural contemporain? La question de la critique renvoyant au rôle des publications, on remarquera surtout que la presse professionnelle adopte généralement une posture de légitimation des pratiques, maintenant une distance respectable avec l’exercice de la critique, lequel ferait en soi objet de controverses proportionnelles aux enjeux (politiques, financiers, techniques, environnementaux, etc.). On peut dès lors s’interroger sur la légitimité d’une pratique qui se trouve pourtant au fondement du système éducatif en architecture et dans les disciplines du design. Une meilleure compréhension de la critique ouverte du projet architectural apparaît aujourd’hui comme une priorité, tant pour l’apport de connaissances disciplinaires, que pour un débat général sur la qualité des espaces et des édifices publics. Ce colloque abordera la problématique d’une théorie de la critique à partir de cas manifestant des « états contradictoires » du projet. On étudiera en priorité ces situations dans lesquelles les controverses entre les différents acteurs des projets contemporains font état de contradictions entre les attentes et les propositions voire les réalisations, lesquelles révèlent parfois de véritables contre-performances (fonctionnelles, techniques, environnementales, etc.). La critique architecturale ne sera pas directement abordée dans ses aspects socio-culturels, bien que les contextes seront mis en comparaison (Canada, Québec, France, Suisse). D’ordre théorique et philosophique, l’approche méthodologique tentera plutôt d’identifier « les dimensions constitutives d’une critique proprement architecturale » se distinguant de la critique artistique ou de celle des objets de design. Mot d’introduction: Analogies négatives et pensées positives Jean-Pierre CHUPIN LEAP / Université de Montréal Comment se fait-il que l’on ne retienne des critiques de l’architecture contemporaine que les expressions négatives ouvrant la voie aux controverses ? Un manifeste méthodologique: la critique d’architecture selon Max Raphaël (1889-1952) Estelle THIBAULT IPRAUS / École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville Les travaux récents ont pointé la diversité des expressions, fonctions et enjeux de la critique architecturale, selon l’espace dans lequel elle s’élabore, professionnel, journalistique, ou pédagogique. Il s’agit ici de souligner certaines tensions à l’oeuvre dans une critique « savante », adossée à la recherche architecturale telle qu’elle se pratique dans les écoles d’architecture et à l’université. Elle est partagée entre d’un côté, une vocation militante et fondamentalement optimiste, désignant l’architecture comme enjeu culturel majeur et comme discipline intellectuelle exigeante, et de l’autre la dénonciation des travers médiatiques, politiques ou sociétaux dans lesquels la production du cadre bâti se trouve compromise. Nous proposons à cet effet un retour rétrospectif sur le projet théorique du philosophe Max Raphaël. Ses critiques de Le Corbusier ou d’Auguste Perret ou encore sa dénonciation du concours du Palais des Soviets démontrent la volonté de croiser l’évaluation des intentions architecturales, par une étude serrée du processus de conception, avec la compréhension des enjeux externes -économiques, sociaux, politiques, voire médiatiques– dans lesquels la production du cadre bâti se trouve engagée. Son analyse du groupe scolaire de Villejuif construit par André Lurçat, publiée aux éditions de L’Architecture d’aujourd’hui en 1933, peut être lue comme un véritable manifeste méthodologique pour une critique « dialectique » du projet architectural. L'architecture comme machine à penser: Alexander Tzonis, l’interprétation de l’architecture classique et la construction de la modernité Denis BILODEAU LEAP / Université de Montréal Le « désir du neutre » est un pathos aurait dit Roland Barthes, un fantasme de l’architecture moderne qui traduit aujourd’hui une position critique particulièrement brûlante. Le désir du neutre s’oppose à la volonté de distinction, à l’expressif, au symbolique, à l’identitaire et au branding. C’est la recherche d’un état de suspension des tensions entre l’architecture et son milieu et dans la composition même de l’architecture. Mais le désir du neutre n’est pas neutre. Il traduit un engagement éthique et esthétique qui ne se manifeste pas par l’inaction ou le retrait mais plutôt par des stratégies et des figures précises et fortes. Cet essai explore la généalogie et les figures du neutre en particulier dans le travail de l’architecte montréalais Éric Gauthier. Situations critiques et autocritique Georges ADAMCZYK LEAP / Université de Montréal La critique professionnelle en architecture a pour objet l’appréciation des réalisations architecturales à l’occasion de leur réception publique, ou l’appréciation de projets à un stade préliminaire (Collins 1968). En prenant comme exemples différents contextes, on peut distinguer autant de situations : la critique dans une revue spécialisée, la critique pendant le projet, la critique pédagogique, la critique de projets de concours. L’exercice critique accompagne aussi le jugement des projets en contexte académique et en contexte de jury de concours. En tant que performance, le contenu et la forme de la critique varient selon ces situations. La pratique de la critique professionnelle est partagée entre les professeurs d’architecture et quelques praticiens reconnus pour leur engagement intellectuel. Au Québec, comme ailleurs dans le monde, il n’y a pas véritablement de critiques professionnels en architecture. J’ai été formé dans un monde d’architectes-historiens (Oterro-Pailos 2010). L’expérience réelle ou anticipée, la description et l’analyse comparative de la réalisation ou du projet comme architecture potentielle ont fondé ma propre démarche. Jouant le jeu de la critique de mes performances critiques, je tenterai de montrer le lien qui unit toutes ces situations critiques. Critique et jugement du projet architectural Paolo AMALDI LÉAV / École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles La notion de critique architecturale possède une dimension opérative qui a été soulignée par de nombreux auteurs et en particulier par l'historien, théoricien et vulgarisateur Bruno Zevi (1918 - 2000). La critique se veut un démontage raisonné de l’oeuvre en parties dont l’auteur doit montrer et faire émerger l’efficacité. Le jugement suppose, quant à lui, une prise de position par rapport au projet. Mot d’introduction: Normes environnementales et contre-performances esthétiques Carmela CUCUZZELLA LEAP / Université Concordia Dans le cadre imposé par les injonctions environnementales, quelle place accordons-nous encore au jugement esthétique ou même à la critique de la forme? Jouer en douceur: la critique architecturale au Canada Elsa LAM PhD, Rédactrice en chef de la revue Canadian Architect Le paysage de la critique architecturale au Canada est relativement restreint. Il se compose d’un petit cercle d’écrivains, d’éditeurs et de publications. On liste à peine une poignée de revues (Canadian Architect, On Site Reviews, ARQ) et quelques journaux professionnels ou académiques qui s’intéressent à la production canadienne. Les grands quotidiens anglophones, tels que The Globe and Mail ou le Toronto Star présentent régulièrement des chroniques sur l’architecture, mais les sujets restent vastes et les problématiques centrées sur les questions de développement urbain ou encore les évènements étrangers. Le ton adopté est généralement « positif » et ne ressemble guère au ton incisif de la critique européenne. Cette forme de commentaire de l’architecture contemporaine verse parfois dangereusement dans la pure description, quand ce n’est pas de la simple réécriture des dossiers de presse soumis par les architectes. Sommes-nous confrontés à une problématique globale dominée par le fétichisme des images d’architecture ? Qu’en est-il de la profondeur des analyses ? Faut-il attribuer ce phénomène à un tempérament canadien fait d’une culture de la politesse ? Cette présentation examinera le réseau des facteurs en jeu et interrogera la capacité de la « description » à se constituer en une véritable forme de critique architecturale. Mythologue ou guerillero? Du rôle de la critique dans les guerres du patrimoine Nicholas ROQUET LEAP / Université de Montréal Dans une série d’ouvrages remarqués – dont The Past is a Foreign Country (1985) et The Heritage Crusade(1998), le géographe David Lowenthal a cartographié l’émergence dans la culture moderne d’un discours nouveau sur les lieux : celui du patrimoine. Nouveau en ce qu’il est imperméable aux conventions du droit et aux méthodes de l’histoire, le discours du patrimoine fonde sa puissance sur la mobilisation de pulsions collectives : le particularisme, l’exclusion et surtout la soif de mythes. Déstabilisés par la montée de cette nouvelle histoire qui n’en est pas une, les universitaires se sont repliés depuis trente ans sur une position défensive, observant l’avancée de la patrimonialisation à la manière de mythologues devant un culte primitif. Quant aux architectes, ils montent au combat en ordre dispersé, espérant que, même en contexte de controverse publique, la qualité de leurs propositions se fera voir d’elle-même.La réalité est autre. Les débats récents au Québec sur l’avenir des sites patrimoniaux indiquent plutôt que l’architecture contemporaine y est « invisible », en ce sens qu’elle n’est envisagée que sous l’angle de son potentiel destructeur. Prenant pour appui le cas de Sillery, nous chercherons d’abord à démonter les travers d’un discours officiel qui conçoit le projet avant tout comme mitigation du risque. Nous soumettrons ensuite à débat des stratégies possibles pour la critique en situation de déni d’architecture : faut-il se faire correspondant de guerre ? Qui a peur de l’architecture? Marie BELS Architecte postdoctorante / LEAP / Université de Montréal L’espace public n’est pas seulement le lieu de l’opinion publique, ou des manifestations collectives, politiques ou autres. L’espace public est un espace formateur. C’est un lieu de transformation des objets individuels d’expression. Un livre, une pièce de théâtre, un tableau de peinture, y perd sa marque d’origine, et se soumettant à la critique gagne un anonymat qui fait qu’il n’appartient plus à un, mais simultanément à tous et à personne, et se transforme considérablement. Il y gagne des pouvoirs insoupçonnés, des forces inconnues le traversent, et cette mise à l'épreuve en révèle, le cas échéant, la vérité essentielle. Or l'architecture est par essence une oeuvre collective, la plus publique des disciplines artistiques. A tel enseigne que de nombreux pays d'Europe ont inscrit un "droit à la qualité architecturale" dans leurs résolutions, et généralisé, à cet effet, la pratique du concours pour la commande publique. Il semblerait, paradoxalement, que la nature même de ce processus l'exempte de toute critique à postériori, comme si la confrontation démocratique de plusieurs projets faisait office de débat public et en assurait la légitimité. Le Livre blanc de l'architecture contemporaine en communauté française de Belgique - intitulé Qui a peur de l'architecture? - se positionne fermement face à cette pratique, dans l'espoir "de refaire de l'architecture une question publique". Nous en examinerons les propositions essentielles à la lumière de quelques situations concrètes. Les chemins de l’architecture critique Louis MARTIN LEAP / Université du Québec à Montréal Cette communication examine la construction de l’architecture critique et de la théorie critique architecturale dans les discours de l’architecture américaine entre 1980 et 2004. Elle démontrera que ce développement a été propulsé par une fascination quasi hypnotique pour les effets paralysants et angoissants de la dialectique négative et par une recherche frénétique de justifications alternatives pour légitimer le projet d’une avant-garde architecturale cathartique. Revisiter la critique architecturale: Nécessités interdisciplinaires et détour par les sciences sociales Rainier HODDÉ LAVUE (Laboratoire architecture ville urbanisme environnement) Alors que la critique littéraire, cinématographique ou artistique aide à choisir lectures, spectacles et expositions, la critique architecturale n’a aucune prise sur nos choix d’habitants ou d’usagers. Aux effets propres aux différents champs s’ajouterait ainsi cette irrémédiable différence qui renvoie à l’incapacité de la critique architecturale à socialiser une production singulière. Or le croisement de travaux sur la critique, sur la réception sociale des édifices et sur l’oeuvre de certains architectes m’a conduit à rompre avec la binarité singulier-socialisé en dégageant trois concepts : le thème architectural, la matrice de conception, et le type architectural. Si ces concepts permettent d’identifier l’apport d’un architecte à la discipline elle-même, l’hybridation avec la sociologie les renforce en faisant dialoguer espace et société. Cette hybridation rappelle aussi que la critique fait figure d’« opération » fondatrice en sociologie, du [Le] métier de sociologue à Faire des sciences sociales. Critiquer (P. Haag et C. Lemieux (dir.), 2012). Reprenant ce dernier programme, je serai ainsi conduit à montrer comment ces concepts en devenir nourrissent la critique architecturale, en forçant à penser et à voir le monde autrement (1), en étant attentif aux biais et erreurs de raisonnement (2), en pensant le débouché politique de la critique (3), la position du critique étant alors particulière dans le fait qu’il est dedans tout en se devant d’être dehors (4).
COLLABORATOIRE POUR L’ACTIVATION DE LA MOBILITÉ MULTIMODALE (CAM) : UN ESPACE PUBLIC À LA FOIS
ENCADREMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’AIDE D’ANALOGIES NATURELLES
Résumé de la recherche:
PGL ET L’ARCHITECTURE DU QUÉBEC MODERNE 1958-1974
Exposition et livre collectif sur l’œuvre du bureau d’architecture PGL (Papineau Gérin-Lajoie) –
Louis Martin et Réjean Legault (dir.), Carlo Carbone,
Georges Adamczyk
Financement :
Conseil des arts du Canada
Ordre des Architectes du Québec
Institut patrimoine UQAM
Design UQAM
FRQSC (subvention de fonctionnement du LEAP)
LES GRATTE-CIELS, UNE RÉPONSE COMPLEXE À LA MONTÉE DES EAUX
COLLABORATOIRE POUR LA PROMOTION DE LA MOBILITÉ MULTIMODALE: UN ESPACE PUBLIC À LA FOIS
Compte tenu de l'offre de transports en commun et des aménagements d'infrastructures disponibles dans les zones urbaines, pourquoi les gens ne sont-ils pas plus nombreux à délaisser la voiture au profit d'une mobilité multimodale ? Ce changement pourrait améliorer la santé des citoyens et celle de la ville, mais il reste un défi difficile à relever. Le Québec en est un bon exemple : 42 % des émissions de GES de la province sont liées aux transports. Ce chiffre est supérieur à celui d’autres régions industrialisées avancées d’Amérique du Nord, notamment l’Ontario (34 %) et la Californie (38 %) (JCCTRP, 2018). Les centres urbains offrent un accès aux transports en commun et aux infrastructures nécessaires à la mobilité multimodale, mais on constate une forte résistance au changement. L’objectif du partenariat « CoLLaboratoire pour l’activation de la mobilité multimodale » (CAMMM) – mené par Concordia en collaboration avec l’Université de Montréal, la Ville de Montréal, Vélo Québec, Jalon MTL et le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE) – est de sensibiliser et d’encourager des changements de comportement en faveur d’une mobilité urbaine plus durable. Comment pouvons-nous sensibiliser et mobiliser les citoyens en faveur d’une mobilité plus active afin de mieux protéger l’environnement ? Nous partons du principe que les espaces publics sont des lieux de dialogue et de changement. Comment tirer parti du potentiel des espaces publics pour favoriser les modes de transport multimodaux ? Le projet vise à ancrer le débat sur le changement climatique au sein de notre communauté (sensibilisation) et à susciter des comportements respectueux de l’environnement (engagement), afin de donner aux citoyens les moyens d’agir. Après une étude préliminaire portant sur des villes d’Europe et d’Amérique du Nord, destinée à élaborer des grilles d’analyse et des approches d’engagement citoyen, une série d’ateliers se tiendra directement à Montréal. Le partenariat CAMMM mettra au point une plateforme comprenant des méthodes d’analyse, des outils de conception et des processus d’engagement citoyen. Elle permettra à des universitaires et à des acteurs non universitaires de définir, dans le cadre d’ateliers, des défis de conception visant à encourager la mobilité multimodale. Ces défis de conception refléteront les valeurs de la communauté afin que les concepteurs puissent appréhender la portée du projet. Le partenariat CAMMM s’appuiera sur la plateforme générique issue de la première phase de CoLLaboratoire, un laboratoire urbain collectif visant à sensibiliser davantage au changement climatique. Le développement de ce partenariat est spécifiquement axé sur la mobilité multimodale et aidera les partenaires à organiser une série d’événements d’engagement citoyen (conception, idéation, consultation), à recueillir les idées de la communauté et à les analyser en vue d’une mise en œuvre future. Afin de garantir une participation maximale des citoyens, les idées seront présentées en ligne et feront l’objet d’une consultation publique. Des expositions publiques seront organisées pour stimuler davantage le dialogue au sein même de la communauté. La plateforme profitera directement aux partenaires universitaires et non universitaires en leur permettant d’organiser des événements similaires d’engagement citoyen visant à encourager la mobilité active. Elle profitera au grand public grâce à une meilleure sensibilisation aux alternatives de mobilité et à une augmentation potentielle de la mobilité active, améliorant ainsi la santé des citoyens et de la ville. Notre partenariat regroupe six partenaires. La recherche et le développement de la plateforme déboucheront sur des contributions universitaires visant à mieux comprendre comment les espaces publics, même les plus délaissés, peuvent être utilisés pour favoriser la mobilité multimodale. Des enquêtes sous forme d’études de cas viendront enrichir la littérature sur l’aménagement des espaces publics, les méthodes de conception collaborative et l’engagement citoyen. Concordia dirigera le partenariat et sera responsable, avec Jalon et l’UdeM, du développement de la plateforme. Le CRE, Vélo et la Ville de Montréal utiliseront la plateforme pour organiser des événements d’engagement citoyen liés à leurs axes de recherche respectifs. À ce titre, ils apporteront leur expertise sur son fonctionnement, influenceront la conception de la plateforme et contribueront à son développement.
ROADMAPS TO IMPROVE QUALITY FOR SPACES OF HEALTH AND AGING IN THE LOCALIZATION OF UNITED NATIONS SUSTAINABLE DEVELOPMENT GOALS
This research focuses on the structure of the United Nations Sustainable Development Goals (UN SDGs) and their applicability to urban design projects. Systems thinking was introduced as a method to help understand how the UN SDGs can be localized in the design process, and specifically in articulating the design situation and its stakeholders. We presented a series of case studies that show how the UN SDGs can be integrated by thinking about the municipal operations, the actors, and the metrics for understanding this alignment.