Aristofanis Soulikias

Thesis title: Sensing the city: revealing urban realities and potentials through handmade film animation

Aristofanis Soulikias is an architect and film animator.  He is a PhD student at Université de Montréal, in the Individualized Program in Architecture, under the supervision of Dr. Carmela Cucuzzella and Dr. Jean-Pierre Chupin, pursuing an interdisciplinary research-creation study with the title: Sensing the city: revealing urban realities and potentials through handmade film animation, which aims at evaluating the tactile qualities of crafting film-animation with regard to the possibilities of imagining but also perceiving the haptic and temporal nature of architecture – given the increasing presence of stop-motion techniques due to adapted digital technologies.  His research is conducted through experiments in drawn and paper-cut silhouette animation that are impressions of architectural and urban spaces as lived and “animated”.  His theoretical framework lies on studies on cinema and architecture, artisanal animation practices, and the importance of the human body in making and experiencing architecture.

He holds a B.Sc and a B.Arch from McGill University, an MA in Building Conservation from the University of York, UK, and a BFA, Major in Film Animation, from Concordia’s Mel Hoppenheim School of Cinema.  His graduation film, Last Dance on the Main, was selected by TIFF’s Canada’s Top Ten for the year 2014.  During his initial stage of his PhD studies at Concordia University, he was the recipient of the Jorisch Family Artist Residency in Salzburg, Austria and for the academic year 2022-2023 he was named Public Scholar, assigned to promote his research and his institution to the general public through a series of public events and publications.  His research is supported by the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada.

Yolene Handabaka

Yolene Handabaka est architecte diplômée de la faculté d’architecture de l’Université Ricardo Palma (Pérou) et détentrice d’une maîtrise en conservation de l’environnement bâti de l’Université de Montréal.

Titre du projet de thèse : Revaloriser les bâtiments non patrimoniaux mais significatifs pour les communautés pour répondre à l’Agenda 2030 : De la démolition à la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD)

À une époque où le développement durable est au cœur de tous les échanges mondiaux, nationaux et locaux, la contribution du patrimoine bâti à la durabilité est reconnue non seulement comme un facteur clé, mais aussi comme un facilitateur du développement local de communautés durables. Cependant, peu de recherches se sont concentrées sur la façon dont les bâtiments non patrimoniaux mais significatifs pour les communautés peuvent contribuer à accélérer la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) annoncés dans le document Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Organisation des Nations unies.

L’Agenda 2030 pour le développement durable et ses 17 ODD introduit des objectifs pour des pratiques durables. C’est dans ce contexte que nous cherchons dans un premier temps à répondre aux questions suivantes : Quelles sont les limites des approches actuelles de la durabilité dans l’environnement bâti ? Quelle est l’efficacité des mesures actuelles de contrôle de la performance de bâtiments existants ? Quelles sont les approches existantes basées sur les valeurs pour évaluer la pertinence des bâtiments pour les communautés et quelle est leur efficacité ? Comment une approche holistique de la durabilité peut-elle contribuer à la réalisation de l’Agenda 2030 et de ses ODD ? Dans un deuxième temps, notre objectif est d’explorer les différentes façons de revaloriser et d’intégrer les bâtiments non patrimoniaux mais significatifs pour les communautés dans le développement de solutions adaptatives pour répondre aux cinq domaines clés de l’Agenda 2030 et à ses dix-sept objectifs par le biais d’une approche holistique fondée sur les valeurs.

Shantanu Biswas Linkon

Titre du projet de thèse : Réévaluer la valeur sociale de l’architecture dans le domaine public à travers l’inclusion et la justice environnementale

Les pratiques architecturales conventionnelles ont longtemps été critiquées pour leur faible prise en compte de l’inclusion des utilisateurs dans le processus, leur mépris des dimensions sociales, leur négligence de l’autonomie, et en général pour leur incapacité à intégrer des pratiques participatives. Malgré l’introduction des Objectifs de développement durable (ODD) par les Nations Unies en 2016, la plupart des professionnels se concentrent encore sur la durabilité environnementale et économique uniquement. Le principal système de valeurs est actuellement orienté vers un simple embellissement et des représentations formelles qui échappent souvent à l’expérience vécue par l’utilisateur. Cette résistance met en péril la valeur sociale de l’architecture tout en freinant la durabilité globale. En général, dans l’environnement bâti, il est largement admis que la valeur de conception est la somme des valeurs environnementale, économique et sociale. Nous devons maintenant nous interroger en disant « Un tout est plus grand que la somme de ses parties ». Alors que la valeur environnementale est généralement mesurée en carbone incorporé et opérationnel, ou parfois en ajoutant la biodiversité, il existe plusieurs méthodes reconnues pour mesurer la valeur économique. Bien que les architectes n’aiment pas se considérer comme un incrément de gain économique, ils créent une énorme quantité de valeur sociale qu’ils omettent très souvent d’enregistrer. De plus, il n’existe pas de mesures reconnues de la valeur sociale. Tant que cette valeur sociale ne sera pas exprimée sous une forme qui puisse être intégrée dans les politiques et les marchés publics, elle restera ignorée, laissant la valeur économique et environnementale comme seule monnaie dominante des transactions dans le domaine de l’environnement bâti. Alors que les ODD sont un appel universel à l’action, la valeur sociale est un outil plus local et individuel. Les objectifs précis de cette recherche sont les suivants

  1. Examiner l’évolution de la valeur sociale dans le design contemporain et les systèmes de valeurs architecturales.
  2. Analyser l’architecture publique dans divers contextes urbains, pour les paramètres de conception, à partir d’une approche d’inclusion et de justice environnementale.
  3. Développer un « indice de valeur sociale » pour l’architecture inclusive basé sur la performance des paramètres de conception.