Date: 21 octobre 2026 à 12h
Lieu: en ligne, inscription Zoom
Résumé: Dans un contexte de crise du logement, ma thèse examine les habitations collectives pour femmes au Canada. Les coopératives, les organisations à but non lucratif (OBNL) et d’autres formes d’habitat collectif offrent différentes façons de vivre ensemble, de partager des espaces et d’organiser la vie en communauté. Cependant, comment ces configurations résidentielles sont-elles perçues et vécues par les résidentes ? Ma recherche explore comment l’environnement bâti, les pratiques quotidiennes et la gouvernance influencent les expériences de sécurité, d’appartenance, de care et d’agentivité. Je considère ces projets comme des espaces à la fois physiques, sociaux et politiques, en reconnaissant que l’habitat collectif ne peut être compris uniquement à travers sa conception architecturale ou sa gestion. L’aménagement des espaces communs et privés, les méthodes de gestion et les interactions entre les résidentes influencent l’expérience d’habiter. Cette approche permet d’interroger les possibilités et les limites de ces projets, ainsi que les conditions favorisant leur développement et leur pérennité. Cette perspective s’aligne sur les recherches qui encouragent l’étude simultanée des dimensions architecturales, organisationnelles et sociales de l’habitat collectif (Griffith et coll., 2024). Je considère également le care comme un travail quotidien essentiel à la construction et au maintien de la vie collective, dont la répartition demeure traversée par des rapports de genre (Arrigoitia et al., 2023 ; Morrow & Parker, 2020).