Nomination de Cynthia Hammond à la direction du Centre for Oral History and Digital Storytelling (CODHS)

Dr Cynthia Imogen Hammond est professeure agrégée et ancienne présidente du Département d’histoire de l’art de l’Université Concordia, Montréal, Canada. Au cours de sa bourse postdoctorale à l’École d’architecture de l’Université McGill, elle a étudié les relations entre l’architecture, la philanthropie et le genre. En 2012, elle a publié Architectes, Angels, Activists and the City of Bath, 1765-1965 (Ashgate), dans laquelle elle analyse les politiques du patrimoine et de la mémoire dans cette ville du patrimoine mondial de l’UNESCO, utilisant la recherche-création comme méthode féministe. Hammond a publié de nombreux essais sur l’art, l’architecture, le genre et les paysages urbains dans des revues comme Architecture & Ideas, Women’s Studies and Studies in Social Sciences. Un artiste pratiquant qui s’intéresse au lieu, à l’espace et aux connaissances locales, le travail créatif récent de Hammond comprend deux résidences d’artistes qui traitent de la relation entre l’histoire des femmes et les jardins urbains. Ses projets de recherche-création sont documentés sur cynthiahammond.org. Depuis juillet 2017, Hammond est codirectrice principale du Centre d’histoire orale et de récits numériques de l’Université Concordia.

Soutenance de thèse – – Louis Destombes (sous la direction de Jean-Pierre Chupin) – 15 janvier 2018

Traductions constructives du projet d’architecture. Théoriser le détail à l’ère de la modélisation intégrative (B.I.M.) 

Résumé: Cette recherche porte sur le rôle des écarts entre les dessins d’architecture et les édifices qu’ils représentent en analysant le transfert des projets de la figuration à l’édification. Ce phénomène est abordé à la fois en tant que problématique disciplinaire, dans la perspective théorique et historique de la modernité architecturale, et en tant que problème pratique, à travers le tournant numérique de la conception architecturale.

L’hypothèse des traductions constructives du projet d’architecture (Evans, 1986), qui attribue une fonction heuristique à ces écarts, est déployée au moyen d’un rapprochement analogique entre conception architecturale et traduction littéraire. Ce parallèle permet de mobiliser les théories de la traduction de l’Allemagne romantique (Berman, 1984) pour problématiser le phénomène du transfert du projet au sein de la discipline architecturale. Interprétés en termes d’attitudes possibles des concepteurs face au transfert du projet, les principes théoriques modernes de la tectonique (Frampton, 1995) et de la construction comme représentation (Levine, 2009) assurent l’ancrage historique de cette problématique.

Supports privilégiés pour élaborer et prescrire les dispositifs constructifs, les détails constituent les principaux indicateurs permettant une observation pragmatique de ces attitudes au sein des pratiques professionnelles. L’hypothèse des traductions constructives est testée à travers deux études de cas portant sur la genèse de projets réalisés par les agences Chevalier Morales Architectes au Québec et Jakob+MacFarlane en France. Les opérations de traduction identifiées à travers ces projets témoignent de tensions constructives où le détail apparaît comme une catégorie de la conception architecturale numérique. Ces analyses permettent d’envisager une actualisation des théories modernes du détail à l’aulne de l’évolution contemporaine des méthodologies de conception.

Directeur : Jean-Pierre Chupin

Nouveau livre : « Concourir à l’excellence en architecture – Éditoriaux du Catalogue des Concours Canadiens (2006-2016) »

Fruit d’efforts collectifs, ce livre se parcourt de multiples façons, tel un guide de voyage dans la recherche de la qualité architecturale.

Les textes qui composent cet ouvrage collectif, rédigés par une trentaine d’auteurs, renvoient aux ressources du Catalogue des Concours Canadiens (CCC), grande archive numérique ouverte en ligne au public depuis 2006. Ces éditoriaux proposent une sélection d’une soixantaine de concours couvrant les 70 dernières années de l’histoire canadienne avec un accent particulier sur la période contemporaine. L’œuvre est collective puisque ces concours, organisés par de nombreuses institutions publiques et privées, ont donné lieu à la conception de plusieurs centaines de projets d’architecture, d’urbanisme et de paysage, d’un océan à l’autre. Réalisés ou idéalisés, tous ces projets contribuent potentiellement à la constitution d’un patrimoine matériel et immatériel commun.

Sachant que les organisateurs, concepteurs, jurés ou critiques de nos environnements n’opèrent jamais dans la solitude, on peut dire, sans exagération, que cet ouvrage est le fruit de la collaboration d’une myriade de personnes. C’est ce que nous appellerons ici : concourir à l’excellence en architecture.

En savoir plus sur Potential Architecture Books

Vernissage de l’exposition accompagnant la conférence « Sculpture, salon ou Shed»

La conference (Sculpture, salon ou shed,  11 octobre 2016) est accompagnée d’une exposition conçue par Nicholas Roquet et Jacques Plante (professeur agrégé à l’École d’architecture de l’Université Laval) qui rassemble 36 réalisations et projets contemporains pour des musées et centres d’interprétation. Intitulée Architectures d’exposition au Québec, elle permet de comprendre les défis que relèvent, avec ingéniosité, les architectes québécois. L’exposition est présentée au local 2081 du pavillon de la Faculté de l’aménagement du 4 au 14 octobre. Vernissage, le 11 octobre après la conférence.

Évènement d’annonce des résultats du concours « En plus d’attendre le bus / More than waiting for the bus »

Mardi 18 avril à la Maison du développement durable se tiendra l’évènement d’annonce des résultats du concours « En plus d’attendre le bus / More than waiting for the bus » organisé par la Chaire IDEAS-Be Concordia University (Carmela Cucuzzella) et la Chaire de Recherche sur les Concours UdeM (JPC) en collaboration avec CRE-Montréal.

Soutenance de thèse – – Jonathan Lachance (sous la direction de Louis Martin, UQAM) – 17 mars 2017

« Les fondements architecturaux et écologiques de l’Environmental Design aux États-Unis : 1953-1975

La thèse étudie l’intersection entre Environmental Design et écologie dans l’Amérique d’après-guerre. Elle propose de combler un vide historiographique sur la discipline de l’Environmental Design en retraçant ses discours fondateurs dans les années 1950 et en examinant l’apport de l’architecture du paysage aux discours sur cette discipline dans les années 1960. Le premier chapitre étudie les origines et les premiers développements de l’Environmental Design. Il situe d’abord ses racines dans l’approche promue en 1953 par Serge Chermayeff à la Graduate School of Design (GSD) de l’Université Harvard et en 1959 lorsque William W. Wurster crée le College of Environmental Design (CED) à l’Université de la Californie à Berkeley, puis il examine le développement, la diffusion et l’institutionnalisation graduelle de la discipline dans les années 1960. Les deux chapitres suivants sont des études de cas d’architectes du paysage qui ont réalisé l’intersection avec les sciences naturelles pendant cette décennie : Ian L. McHarg et Lawrence Halprin. Ces chapitres démontrent que McHarg et Halprin représentent deux facettes distinctes de la recherche en Environmental Design dans les années 1960, mais en prolongement des théories fonctionnalistes d’avant-guerre, ils proposent tous les deux des nouvelles théories unifiées du design et des sciences qui donnent à l’architecte du paysage la responsabilité de réformer l’architecture comme « profession » en lui attribuant un mandat et une responsabilité sociale élargie, et l’architecture comme « discipline » en remplaçant l’opposition générique forme/fonction par une nouvelle dialectique objet/processus.