Lucie Palombi est lauréate d’une bourse doctorale de la Fondation de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) d’une valeur de 12 500 $

Le jury chargé d’évaluer les candidatures de doctorat soumises dans le cadre du concours de bourses 2023-2024, formé de professeurs d’universités québécoises et de spécialistes de BAnQ, a attribué à Lucie Palombi une bourse doctorale de 12 500 $ pour son projet intitulé « Textualité et projet en architecture – Approche interprétative et comparative d’écrits rédigés par des architectes québécois ». Lucie effectue sa thèse dans le programme de doctorat individualisé en architecture sous la direction de Jean-Pierre Chupin.

La candidature de Lucie Palombi à l’occasion de ce concours a reçu une recommandation de Mme Phyllis Lambert, fondatrice du Centre Canadien d’Architecture. À BAnQ Vieux-Montréal, Lucie étudie le fonds de l’architecte et écrivain québécois Jacques Folch-Ribas, lauréat de nombreux prix littéraires. Elle analyse notamment ses correspondances avec de grands noms du monde de la littérature et de l’édition (Marguerite Yourcenar, Hervé Bazin, Jean Cayrol, Michèle Lalonde ou encore Robert Laffont) et questionne les critères qui font basculer un architecte du statut d’« écrivant » à celui d’écrivain.

Jean-Pierre Chupin dénonce la confusion entre sondage en ligne et concours de projets dans une lettre ouverte relayée par La Presse, TVA et Kollectif

« Sondage versus concours : simulacre et démocratie » – Lettre ouverte co-signée par Jean-Pierre Chupin et Jacques White à propos de l’annulation du concours du Monument commémoratif national de la mission du Canada en Afghanistan. 

Quand il s’agit de juger des projets d’art ou d’architecture, un sondage en ligne est un « simulacre de démocratie » qui ne peut remplacer ni un concours de design ni un vrai jury! Condamnant vigoureusement des élections organisées par la Russie dans les territoires occupés de l’Ukraine, le Premier ministre Justin Trudeau a récemment déclaré haut et fort que ces procédures constituaient un « simulacre d’élections ». En annulant un résultat de concours pour un monument aux vétérans, et en le remplaçant par un sondage en ligne, son gouvernement s’est quant à lui dangereusement égaré dans un simulacre de démocratie sur lequel il faut aujourd’hui réfléchir pour mieux réagir et surtout éviter qu’il ne se reproduise.

Rappelons tout d’abord que les milieux de l’art, de l’architecture et du design ne décolèrent pas depuis l’annonce, le 19 juin dernier, de l’annulation du résultat du concours pour le monument commémoratif de la mission du Canada en Afghanistan. Cette frustration apparaît d’autant plus légitime que le renversement du choix du jury s’est fait sur la seule base d’un sondage en ligne propice aux confusions de toutes sortes. Affirmant vouloir donner la parole aux vétérans, chose honorable s’il en est, le gouvernement fédéral a décrédibilisé la décision du jury d’un concours de design, sacrifiant au passage un principe fondamental de notre démocratie : le respect d’un jugement collectif qualitatif porté par un jury représentatif, impartial et informé…

Lire la suite sur le site de Kollectif 

Dans la presse :

Voir l’article sur TVA nouvelles, d’Anne-Caroline Desplanques
Voir l’article sur Radio Canada, d’Erik Chouinard
Voir l’article dans La Presse

Exposition et symposium : Conception pour la majorité mondiale

Événement 1

Titre : « Mille millions de clients » Discours par Vikram Bhatt (McGill) en conversation avec Ipek Türeli (McGill) et Carmela Cucuzzella (UdeM)

Date : Jeudi 19 octobre, 2023

Heure :   Vernissage à 17h00 (salle 114) suivi de la conférence à 18h00 (salle G-10)

Lieu : École Peter Guo-hua Fu École d’architecture Peter Guo-hua Fu, édifice Macdonald-Harrington, 815, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A OC2

Description : Cet événement fait partie du projet Conception pour la majorité mondiale. Le vernissage de l’exposition sera suivi d’un discours de Vikram Bhatt, professeur émérite à l’Université McGill et ancien directeur du MCHG, et d’une conversation avec Ipek Türeli, professeure associée et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les architectures de justice spatiale à l’Université McGill, et Carmela Cucuzzella, doyenne de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal.

 

Événement 2

Titre : Symposium « Conception pour la majorité mondiale »

Date : Vendredi 20 octobre, 2023

Heure : 9h00 à 16h00

Lieu : Maison Thomson, 3e étage, 3650, rue McTavish, Montréal, Québec H3A 1Y2

Description de l’événement : Cet événement fait partie du projet Conception pour la majorité mondiale. Symposium international avec des présentations présentations d’anciens élèves et d’universitaires de MCHG.

 

Événement 3

Titre : « Le vert avant le vert » Discours de clôture par Witold Rybczynski (UPenn)

Date : Vendredi 20 octobre, 2023

Heure : 18h00

Lieu : Faculté de droit, New Chancellor Day Hall (salle 100), 3644 rue Peel, Montréal, Québec H3A 1W9

Description : Cet événement fait partie du projet Conception pour la majorité mondiale. Discours de clôture par Witold Rybczynski, professeur émérite d’urbanisme Martin et Margy Meyerson, Université de Pennsylvanie, et ancien directeur du MCHG.

Journée d’étude du LEAP : À quoi sert la maquette en architecture?

Date : Le 29 août 2023, 8h30 à 17h30

Lieu : Salle 1150, Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal.

Organisation : Denis Bilodeau et Virginie LaSalle

La journée d’étude du LEAP qui pose la question À quoi sert la maquette en architecture? se présente comme une exploration initiale du thème et de son potentiel appréhendé depuis de multiples perspectives. Lors de cette rencontre les intervenants sont invités à présenter leurs réflexions et leurs recherches sous la forme de brefs exposés (15 minutes) portant sur des situations ou des cas précis d’utilisation de la maquette dans différents contextes, professionnels, artistiques, pédagogiques ou autres. Cette journée d’étude vise à ouvrir un champ d’investigation multidisciplinaire sur une pratique commune dont les dimensions cognitives, culturelles et communicationnelles restent encore à élucider. Trois tables rondes de 1h30 chacune proposent, selon des thèmes généraux qui se rencontrent et s’entrecroisent, des pistes de réponse à la question titre de la journée.

Déroulement de la journée :

8h30-9h Arrivée et installation

9h-10h30 Table 1 : SIMULER ET APPRENDRE
• Bechara Helal
• Anne Cormier et Paloma Castonguay-Rufino
• Maurilio Lima Lobato
• Izabel Amaral
Répondante lors de la discussion : Lucie Palombi

11h-12h30 Table 2 : TRANSMETTRE ET DIALOGUER
• Georges Adamczyk
• Ipek Tureli
• Virginie LaSalle et Victorian Thibault-Malo
• Morteza Hazbei et Carmela Cucuzzella
Répondant lors de la discussion: Maurilio Lima Lobato

12h30-14h Pause dîner

14h-15h30 Table 3 : PENSER ET COMPRENDRE
• Denis Bilodeau
• Aurelien Catros
• Jean-Pierre Chupin et Joelle Tétreault
• Louis Martin
Répondante lors de la discussion : Paloma Castonguay-Rufino

16h-17h30 Discussion ouverte (participants et auditoire)

Des étudiantes de Concordia, UdeM et Calgary participent au forum national de l’Accessibility Professional Network 2023 (RHF)

De gauche à droite : Catherine Gauthier (MArch, Université de Montréal), Morteza Hazbei (PhD candidate, Université Concordia), Jean-Pierre Chupin (UdeM), Doramy Ehling (CEO, Rick Hansen Foundation), Marco Pasqua (Rick Hansen Foundation), Nooshin Esmaeili (UCalgary).

Les 1 et 2 mars 2023, plusieurs étudiants membres du partenariat CRSH sur la qualité ont été invités à participer en personne ou en ligne au colloque annuel APN2023 Construire ensemble, qui a réuni des leaders de l’industrie, des professionnels de l’accessibilité et des leaders d’opinion mondiaux pour discuter de la manière dont nous pouvons continuer à construire un monde inclusif et accessible pour les personnes de tous âges et de toutes capacités. Accessibility Professionnal Network 2023.

Un nouveau séminaire du LEAP : « Cultures matérielles au filtre des Prix Cécobois et Woodworks » par Izabel Amaral. 16 mars 2023.

Un séminaire présenté par Izabel Amaral (UdeM) autour d’une subvention développement Savoir du CRSH : (en collaboration avec Carmela Cucuzzella (Concordia) et Jean-Pierre Chupin (UdeM)

Une écologie des cultures du bois au Canada (20032020) : comparaison des cultures constructives à travers des conceptions architecturales primées

Au croisement de la théorie architecturale et des études culturelles, cette recherche s’intéresse à l’architecture du bois comme univers symbolique permettant d’étudier la présence de la nature dans la culture humaine. Cette recherche théorisera la diversité des expressions de la qualité dans l’architecture canadienne, du point de vue de la préoccupation environnementale, de la culture du bâtiment et de l’expression architecturale. Considérant l’architecture du bois comme une forme d' »écologie culturelle », elle a le potentiel de révéler comment les cultures canadiennes représentent et symbolisent leurs relations avec la terre et les ressources naturelles, ainsi que les cultures de ses peuples fondateurs.

Malgré l’intérêt pour le bois comme alternative majeure aux matériaux de construction à base de combustibles fossiles, cette recherche mettra en lumière le spectre symbolique des constructions en bois, qui va des traditions locales et indigènes à l’esthétique écologique, représentant des formes de fabrication qui s’appuient à la fois sur la pratique architecturale traditionnelle ou sur les technologies de construction récentes et la conception assistée par ordinateur. Notre objectif est de mieux interpréter et comprendre comment les progrès de la pratique architecturale et des techniques de construction affectent la manière dont l’architecture est envisagée et matérialisée au Canada au cours des dernières décennies. Parallèlement à l’étude de l’influence des considérations environnementales sur les formes architecturales au Canada, nous donnerons un sens à une dissonance au sein de la théorie de l’architecture entre les idées sur l’interdépendance ou l’autonomie de la forme architecturale (apparence visuelle), du matériau (ce dont elle est faite) et du sens (messages et idéaux exprimés).

Conférence-débat autour de l’histoire des écoles d’architecture en France et au Québec

Date : Le 31 janvier 2023, 17h30.

Lieu : Amphithéâtre 1120, Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal.

À l’occasion de la publication en 2022 de L’architecture en ses écoles, une encyclopédie nous recevons Daniel Le Couédic, architecte et historien, professeur à l’université de Bretagne occidentale, et co-directeur de l’ouvrage. Autour de Lucie K. Morisset, professeure à l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, cette conférence-débat rassemblera également deux contributeurs québécois de l’encyclopédie, François Giraldeau, professeur honoraire de l’École de design de l’UQAM et Jean-Pierre Chupin, professeur à l’École d’architecture de l’UdeM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence,

  • Anne-Marie Châtelet, Amandine Diener, Marie-Jeanne Dumont et Daniel Le Couédic, (sous la direction de), L’architecture en ses écoles (une encyclopédie de l’enseignement de l’architecture au XXe siècle), Châteaulin, Éditions Locus Solus, 2022.
  • Jean-Pierre Chupin et François Giraldeau, article Québec, relations et échanges. p. 568.

Résumé

Avec ses 704 pages et 341 notices rédigées par 147 auteurs, cet ouvrage est le fruit d’un vaste effort collectif pour rassembler et approfondir, de manière inédite, un état des connaissances jusqu’alors fragmentaire. Cette histoire de l’enseignement de l’architecture en France au XXe siècle aborde des dimensions plurielles – pédagogiques, professionnelles, territoriales, politiques, institutionnelles et matérielles – et couvre un éventail d’établissements impliqués dans la formation à l’architecture, telles les écoles d’ingénieurs.

En France, l’histoire de l’enseignement de l’architecture fut longtemps ramenée à ses travers présumés et au récit du combat que les champions de la modernité auraient livré contre l’École des beaux-arts de Paris. Le séisme de 1968 ensevelit jusqu’au souvenir de cette époque révolue. Le réveil vint des États-Unis, où l’École avait jadis joui d’un grand prestige, mais ne concerna d’abord que le XIXe siècle. . Il fallut attendre les années 1980 pour que la complexité des choses débattues et expérimentées au XXe siècle commençât d’être éclairée et, surtout, que les investigations de l’architecture, de son enseignement, de la profession et de son exercice fussent corrélées.

Dans ce mouvement, on redécouvrit le long débat exacerbé entre les architectes défendant le monopole parisien et leurs confrères de province, qui avait préludé à la création des premières écoles régionales en 1903. L’École régionale de Rennes — devenue de Bretagne en 1984 — fut la seconde à ouvrir ses portes ; son histoire permet donc d’appréhender toutes les étapes de ce cheminement cahoteux qui, bien au-delà de l’architecture, renseigne sur la réinvention de l’enseignement supérieur en France et sur le rôle qu’il tint dès lors dans la structuration du territoire national.

La discussion s’appuiera également sur un autre livre de notre invité : Le Couédic Daniel, Sauvage André, L’École d’architecture de Bretagne : Un siècle de fabrique des architectes, Châteaulin, Locus Solus, 2022.