Nouvel article dans « Cities » de Jean-Pierre Chupin et Morteza Hazbei

« A semantic inventory of preconceived barriers to quality in Canada’s built environment », nouvel article à paraitre en août 2026 dans le 175e volume de la revue Cities.

Résumé

Les définitions traditionnelles de la qualité en architecture et dans l’environnement bâti ont été de plus en plus remises en question au cours des dernières décennies, notamment à travers des perspectives critiques portant sur la justice spatiale, l’équité, la diversité, l’inclusion et le postcolonialisme. Les définitions standardisées peuvent rassurer les décideurs, mais elles ignorent l’évolution des valeurs qui redéfinissent la notion de qualité. Un partenariat de recherche canadien financé par le CRSH sert de banc d’essai pour examiner comment divers acteurs remettent en cause les définitions conventionnelles de la qualité et proposent de nouvelles dimensions. Ce partenariat fonctionne comme un laboratoire vivant, réunissant des représentants des citoyens, des municipalités, des professionnels et des universitaires afin d’examiner les obstacles à la qualité au-delà de l’expertise traditionnelle. S’appuyant sur les rapports en libre accès de ce partenariat, cet article pose la question suivante : quels obstacles à la qualité de l’environnement bâti les participants perçoivent-ils lorsqu’ils se réunissent autour de « tables rondes de partenariat » ? Pour répondre à cette question, l’étude élabore un inventaire sémantique des thèmes clés et des obstacles à la qualité à l’aide de deux méthodes : (1) une analyse qualitative du contenu des rapports de la Convention de Montréal de 2022, et (2) une analyse des thèmes extraits à l’aide d’un cadre élaboré par les chercheurs — disciplinaire, managérial et critique — afin d’examiner l’évolution des définitions de la qualité. Au total, 96 « obstacles à la qualité » ont été identifiés et regroupés en sept thèmes. Parmi les plus souvent évoqués figuraient : a) la communication et l’engagement, b) la durabilité et l’inclusivité (EDIA), et c) la programmation, la conception, la construction et la gestion. Les résultats montrent que ces thèmes correspondent principalement à des définitions critiques de la qualité, avec une représentation disciplinaire faible, voire inexistante. Cela suggère que les citoyens et les acteurs du secteur public recherchent une redéfinition plus large de la qualité, et que ces attentes sont en contradiction avec les valeurs disciplinaires traditionnelles de l’architecture et des disciplines connexes.

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