C’est lors du lancement du Manuel de référence 2020 de l’Association des architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ) qu’a été dévoilé le nom du membre honorifique qu’elle a choisi, un titre accordé à une personne qui contribue à promouvoir la qualité architecturale et à valoriser l’importance des architectes dans la société. Pour Anne Carrier, présidente de l’AAPPQ, « ce titre est décerné à une personne engagée qui, par son parcours, contribue à promouvoir la qualité architecturale de l’environnement bâti ainsi que l’importance des architectes dans la société en général. Cette année, le Conseil d’administration de l’AAPPQ a souhaité souligner l’importance, pour la pratique privée de l’architecture, de la coopération avec le milieu universitaire. L’apport de la recherche, basé sur les savoirs, est en effet essentiel pour pouvoir identifier, qualifier et définir les meilleures pratiques. Le membre honorifique de cette année a joué un rôle de précurseur dans la recherche et la documentation sur le rôle des concours comme outils de création et d’amélioration de la qualité en architecture. » Lors de cet événement, les 25 réalisations sélectionnées par le comité de sélection du Manuel de référence ont été présentées. Parmi celles-ci, figure le Complexe des sciences du Campus MIL de l’Université de Montréal, réalisé par Menkès Shooner Dagenais Le Tourneux Architectes | Lemay | NFOE, en consortium.
Les 5 concours du LABécole entièrement documentés en exclusivité sur le CCC
Dans le cadre d’une collaboration avec l’organisme LABécole, le Catalogue des Concours Canadiens livre en primeur l’intégralité des 160 projets soumis en 2019 aux 5 concours pour la construction ou l’agrandissement d’écoles primaires à Shefford, Rimouski, Gatineau, Maskinongé et Saguenay. Le dévoilement officiel des lauréats ayant eu lieu lundi 24 août.
Merci aux équipes d’étudiants de l’Université de Montréal qui travaillent sur le CCC et pour la CRC-ACME pour cet intense travail de documentation numérique.
Ipek Tureli dirige la chaire de recherche du Canada de niveau 2 intitulée « Architectures of Spatial Justice »
Prof. Ipek Tureli dirige l’une des Chaire de Recherche du Canada de McGill de niveau 2 intitulée « Canada Research Chair in Architectures of Spatial Justice » annoncée le 2 décembre 2016 par la ministre canadienne de la science Kirsty Duncan.
Louis Martin et Georges Adamczyk publient les importants textes théoriques de Melvin Charney sur l’architecture au Québec
De 1964 à 1989, l’architecte et artiste montréalais Melvin Charney (1935-2012) publie une quarantaine d’essais traitant des problèmes confrontant l’architecture contemporaine du Québec et d’ailleurs, et décrivant les oeuvres qu’il a conçues pour y répondre. Ce recueil rend accessible aux lecteurs francophones, dans des traductions revues et souvent inédites, une sélection de ces écrits qui présente l’essentiel de la lecture critique de Charney de l’architecture contemporaine au Québec, tout en exposant l’originalité de la pensée qui a nourri sa pratique artistique.
Publiés lors d’une période charnière de l’histoire culturelle et sociale du Québec qui s’ouvre par l’avènement de la Révolution tranquille et se conclut par la tenue du premier référendum sur la souveraineté, ces documents sont un véritable baromètre enregistrant le climat changeant d’une culture architecturale en perpétuel mouvement au cours d’une des périodes les plus turbulentes de l’histoire de l’architecture. Ils décrivent aussi l’apport insoupçonné de l’architecture montréalaise, québécoise et canadienne aux débats internationaux qui ont marqué le passage d’une modernité tardive à une postmodernité incertaine.
Comprendre les prix d’excellence (Numéro 191 de la revue Architecture Québec) : Les chercheurs du LEAP et de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence présentent quelques résultats de leurs travaux récents sur les prix d’excellence dans tous les domaines de l’aménagement
Ce numéro spécial sur les prix d’excellence ne présente pas de nouveaux lauréats et ne dévoile aucun résultat que l’on ne connaissait déjà. Il se donne pour objectif d’inviter à plus d’attention sur un phénomène – la célébration de l’excellence – sur lequel les regards critiques sont étrangement peu dirigés. Que comprendre de la pléthore de projets, de réalisations et de pratiques primées, année après année? Certes, les images défilent dans un intense ballet à chaque palmarès local, régional ou national. Des images de l’excellence architecturale, à n’en pas douter. Il faut toutefois effectuer un « arrêt sur image » pour commencer à s’interroger sur les définitions de la qualité qu’elles sont censées résumer, symboliser, mesurer peut-être. Le lecteur qui voudrait se convaincre de l’ampleur du phénomène en quelques chiffres pourra commencer ce numéro par la fin, puisque nous en dressons un portrait statistique inédit, révélant en particulier l’augmentation exponentielle du nombre d’organisateurs et de prix en une décennie.
Georges Adamczyk propose tout d’abord de déplacer « l’horizon d’attente » de la réception des architectes ou du public, vers l’intérêt du monde académique. Il prend de fait les réalisations primées comme des modèles : « les projets qui sont jugés excellents par leurs pairs pour leurs qualités esthétiques et fonctionnelles exemplaires sont aussi des projets potentiels pour l’apprentissage de la conception et de la production en architecture ». David Theodore replace les prix québécois dans un portrait canadien élargi. Si les architectes québécois se distinguent effectivement au Canada, voire à l’étranger, son enquête montre que ce sont certains types d’édifices et de pratiques architecturales qui se voient distingués, plutôt que l’excellence ou les meilleurs bâtiments de façon générale. De façon paradoxale, il se demande si les prix promeuvent réellement une bonne architecture. Ce que confirme la réflexion d’Aurélien Catros sur les distinctions patrimoniales. L’histoire récente des catégories de l’excellence en conservation révèle d’abord les fluctuations des politiques sous-jacentes. Et quoi de plus actuel qu’une politique de l’architecture scolaire? Sur ce point, le regard rétrospectif d’Alexandra Paré montre que l’architecture scolaire reste un parent pauvre des prix. Elle rejoint les conclusions de Theodore et d’Adamczyk en invitant à concevoir les prix comme une véritable école de la qualité architecturale. Les articles de Sherif Goubran et de Carmela Cucuzzella interrogent la part grandissante des critères écologiques et environnementaux dans les reconnaissances contemporaines de la qualité. Les statistiques compilées par Goubran sont éclairantes sur la démultiplication des définitions de la durabilité. Les analyses de Cucuzzella montrent de façon détaillée que certains prix forcent littéralement le recours à toujours plus de visibilité « éco-didactique ». Elle en conclut que les prix ne joueraient pas qu’une fonction de reconnaissance, ils détermineraient une forme d’excellence. En substance, cette inversion est le jeu proposé par Lucie Palombi qui, en oblitérant provisoirement les images des projets primés, se demande ce que pourrait comprendre un visiteur étranger de trois bibliothèques primées en ne considérant que les rares commentaires des jurys. Nous vous laissons deviner.
Car tant que les listes de réalisations primées ne s’accompagneront pas des raisons, des analyses, des critères de jugement et donc des rapports des jurys; les prix risquent de ne rester que de sympathiques célébrations et non des étapes dans la reconnaissance pleine et effective d’une « politique de la qualité architecturale ».
Éditorial : Les prix, arrêt sur image! (Jean-Pierre Chupin, professeur, Université de Montréal)
Taking Home the Prize: Distinguishing Québec in Architectural Awards (David Theodore, professeur, McGill University)
Trois bibliothèques amplement primées (la visite inverse) (Lucie Palombi, doctorante, Université de Montréal)
L’architecture scolaire, ce parent pauvre des prix (Alexandra Paré, doctorante, Université de Montréal)
Apprendre de l’excellence en architecture résidentielle (Georges Adamczyk, professeur, Université de Montréal)
Le Québec dans le concert canadien des prix de développement durable (Sherif Goubran, doctorant, Concordia University)
L’allégorie du patrimoine au filtre des prix d’excellence (Aurélien Catros, doctorant, Université de Montréal)
À quoi servent les prix en architecture ? (Jean-Pierre Chupin, professeur, Université de Montréal)
« Éco-didactisme » : Les « prix verts » forcent-ils la visibilité des dispositifs écologiques? (Carmela Cucuzzella, professeure, Concordia University)
CARTE CANADIENNE DES ÉDIFICES ET DES LIEUX PRIMÉS
Plus de 2800 réalisations primées – conçues par plus de 1000 firmes d’architecture, d’urbanisme et d’architecture de paysage au Canada – répertoriées pour la première fois dans un Atlas de l’Excellence en Architecture (AEA)
À l’initiative de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence (CRC-ACME) , l’Atlas de l’Excellence en Architecture (AEA) prend forme avec la mise en ligne du premier Répertoire historique des réalisations et des projets primés.
Prototype d’une plateforme numérique décentralisée et collective, l’AEA est destiné au regroupement des données sur la qualité des environnements construits. Conjointement à la mise en place d’un réseau de recherche, il s’agit offrir les informations nécessaires à la diffusion, à la compréhension, à la formation et la constitution de politiques et d’actions de médiations de la qualité visant l’excellence à toutes les échelles. Les données, informations, analyses, comparaisons, visualisations qui seront progressivement livrées sur la plateforme en libre accès prendront appui sur l’ensemble des réalisations primées au Canada. Grâce à la coordination des institutions organisatrices de prix et des équipes professionnelles, le grand public peut déjà prendre la mesure du répertoire des meilleures pratiques dans tous les domaines de l’environnement bâti.
Cynthia Hammond et Ipek Tureli obtiennent une nouvelle subvention
Cynthia Hammond et Ipek Tureli (avec Luis Sotelo Castro) ont obtenu une subvention IDG d’une valeur de 71,795$ pour deux ans pour le projet « The Spaces of Restorative and Transitional Justice: Architecture, Oral History, and Design »
Sherif Goubran est nommé instructeur à l’Université américaine du Caire (AUC-Egypte)
Sherif Goubran, candidat au doctorat individualisé sous la supervision de Carmela Cuccuzzella à l’Université Concordia, commencera sa nomination à titre d’instructeur au Département d’architecture de l’AUC cet automne. Dans sa nouvelle affectation, il enseignera et élargira les activités de recherche du département dans le domaine de la conception de bâtiments durables et écologiques
Carmela Cucuzzella et Jean-Pierre Chupin ont présenté une communication pour la conférence Society of Architectural Historians 2020
Carmela Cucuzzella et Jean-Pierre Chupin ont présenté une communication intitulée « Les concours comme moyens d’un développement alternatif dans la ville », lors de la conférence virtuelle de la Society of Architectural Historians 2020
Une série de séminaires d’été pour les diplômés IDEAS-BE
La série de séminaires d’été pour les diplômés IDEAS-BE se déroule du 3 juin au 11 août 2020.
Tous les étudiants diplômés d’IDEAS-BE présentent à l’équipe leurs projets de publication en cours