RECHERCHES ACTUELLES DU LEAP (EN COLLABORATION)
QUALITÉ DANS L’ENVIRONNEMENT BÂTI AU CANADA : FEUILLES DE ROUTE VERS L’ÉQUITÉ, LA VALEUR SOCIALE ET LA DURABILITÉ
Chercheur.es du LEAP: Jean-Pierre Chupin + Ursula Eicker + Carly Ziter + Ipek Türeli + Carmela Cucuzzella + Izabel Amaral + Anne Cormier + Bechara Helal + Virginie LaSalle
Financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada jusqu'en 2027, ce partenariat de recherche réunit - pour la première fois - 14 universités, 70 chercheurs et 68 organismes publics et privés aux niveaux municipal, provincial et national.
Ce partenariat a pour but de stimuler un dialogue vital démontrant comment les personnes actives dans l'étude et la création de l'environnement bâti à travers le Canada peuvent contribuer à une redéfinition de la qualité qui nous amène à une plus grande équité, à une plus grande valeur sociale et à une plus grande durabilité à un moment critique pour nos sociétés et pour notre planète.
Coordonné, depuis l'Université de Montréal, par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations d'excellence (Prof. Jean-Pierre Chupin), le partenariat porte sur la diversité des environnements publics qui ont un impact sur la vie quotidienne de millions de Canadiens dans les espaces urbains, les bâtiments et les paysages.
Le programme a trois objectifs :
- Analyser les limites actuelles des normes environnementales et des modèles de durabilité pour nous rapprocher des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
- Co-concevoir de nouvelles voies vers l'équité, la diversité et l'inclusion dans l'environnement bâti.
- Définir de nouvelles définitions et cadres d'application afin d'améliorer la valeur sociale de l'environnement bâti grâce à des feuilles de route vers la qualité.
Pour atteindre ces objectifs, le partenariat réunit méthodologiquement 4 ensembles d'acteurs concernés par l'utilisation, l'étude scientifique, la planification, la conception, la construction et la gestion des environnements bâtis :
- Les citoyens (représentants des communautés incluant les minorités et les populations sous-représentées).
- Les villes (acteurs nationaux, provinciaux et municipaux dans les marchés publics des environnements bâtis).
- Organisations chargées d'évaluer la qualité (associations professionnelles, institutions chargées de décerner des prix, conseils, villes).
- Les universités (équipes de recherche interdisciplinaires).
À une échelle sans précédent dans les disciplines du design au Canada, le projet rassemble 14 universités dont toutes les écoles d'architecture ainsi que la plupart des départements d'architecture de paysage et de design environnemental. Il mobilise 23 disciplines concernées par l'impact des environnements bâtis sur les citoyens. Soixante-huit organisations partenaires, y compris des institutions nationales et des organismes à but non lucratif, se joignent à une conversation portant sur quatre groupes thématiques afin d'aborder les considérations urgentes sur la qualité relatives à :
- La justice spatiale et l'amélioration de la qualité de vie.
- La résilience intégrée, la culture matérielle et la réutilisation adaptative.
- Conception inclusive pour la santé, le bien-être, le vieillissement et les besoins spéciaux.
- Processus et politiques soutenant la réinvention des environnements bâtis.
Cet extraordinaire effort de collaboration stimule la formation, les stages et les connexions entre des centaines d'étudiants et de communautés de pratique. Le partenariat s'engage dans une co-création intersectorielle de connaissances dont les résultats prendront la forme de "feuilles de route vers la qualité" (guides, analyses d'études de cas exemplaires, ressources pour la réflexion sur la conception et propositions de politiques publiques, etc.) ). Ceux-ci constituent un Atlas vivant bilingue de la qualité de l'environnement bâti_ _sur une plateforme numérique créée avec le soutien de la Fondation canadienne pour l'innovation. Conçu comme un forum public sur la valeur sociale, économique et environnementale de la qualité, l'Atlas vivant offre un accès libre à des répertoires de projets primés, des études de cas, des analyses comparatives, des ressources et des articles scientifiques, des podcasts didactiques interprétatifs, des cartes analogiques et des visualisations.
Subvention de partenariat du CRSH no 895-2022-1003
Lien vers la plateforme du CRSH :
https://www.sshrc-crsh.gc.ca/results-resultats/recipients-recipiendaires/2021/pg-sp-fra.aspx
Pour savoir plus sur l'Atlas Vivant de la Qualité :
https://livingatlasofquality.ca/fr/home#
Pour consulter la liste complète des cocandidats, collaborateurs et partenaires officiels :
Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence
Chaires de recherche du Canada
MESURER LES CONTOURS D’UN DESIGN TERRITOIRE
Le projet L’agencement du commun réévalue et repense la conception des espaces publics dans le contexte montréalais des 25 dernières années. Il relève les tendances qui marquent la production du domaine public bâti de la métropole québécoise en proposant de reconcevoir la formalisation des relations collectivités-individus par la recherche-création. Le projet étudie la façon dont la Ville de Montréal et ses arrondissements ont mis en place ou modifié les interfaces physiques servant à connecter les entités administratives, politiques et judiciaires aux occupants de la ville. La méthodologie de recherche est basée sur des études de cas à différentes échelles et de différents types incluant le bac de récupération, les abribus, les points de service de la Cour municipale, les écocentres et les Bureaux Accès Montréal. Le sujet d’étude est donc l’espace public dans un sens très large, ralliant l’espace civique et politique urbain à l’expérience quotidienne. Suite à la construction d’un répertoire des cas nous avons fait une recherche approfondie sur dix projets sélectionnés. Nos méthodes incluent la recherche documentaire, la prise de photos sur le terrain, l’analyse par le dessin et des entretiens avec des personnes ayant participé à l’élaboration des projets.
CE QUI N’EST PAS ACCESSIBLE N’EST PAS PUBLIC : Recherche financée par le CRSH (SAVOIR) qui vise à mieux comprendre pour mieux remédier au manque d’accessibilité des édifices et des lieux publics dans le contexte canadien
Chercheur.es du LEAP: Jean-Pierre Chupin + Olivier Vallerand + Carmela Cucuzzella
Coordonnée par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et qualité de l’Université de Montréal (Prof. Jean-Pierre Chupin) ce projet reçoit un financement de 412 000$ du programme SAVOIR du CRSH (2026-2031). L’approche interdisciplinaire rassemble des chercheurs en design d’intérieur de l’Université de Montréal (Dr Olivier Vallerand, Prof. Carmela Cucuzzella), en architecture de paysage de University of Toronto (Prof. Rob M. Wright) et en planification urbaine de Toronto Metropolitan University (Dr Samantha Biglieri).
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Résumé
Il est désormais prévisible que tous les bâtiments publics ne seront pas accessibles d'ici 2040, malgré l'adoption de la Loi canadienne sur l'accessibilité (LC 2019, ch.10). En reproduisant des barrières qui excluent de fait les personnes en situation de handicap, ces lieux ne peuvent pas remplir leur rôle « public ».
Contrairement aux progrès réalisés en matière d'environnement et de durabilité, le manque de compréhension des implications spatiales des expériences liées aux handicaps et aux besoins particuliers reste un obstacle majeur aux réponses éducatives, pratiques et politiques dans toutes les disciplines de l'environnement bâti. Nos recherches antérieures ont démontré comment les prix d’excellence et les concours influencent les définitions de la qualité en architecture, en design d’intérieur, en architecture de paysage et en urbanisme.
Nous émettons l’hypothèse que les concours et les prix reflètent encore des préjugés culturels et comportementaux et ne soutiennent pas les exigences de la Loi sur l’accessibilité. Les représentations des usagers restent ancrées dans une vision du monde où le corps humain est idéalisé et normalisé par des images simplistes dont la neurodiversité est remarquablement absente. Nous proposons de rendre explicites ces barrières idéologiques et procédurales, en les théorisant à travers une série d’analyses comparatives de projets de concours et de prix d’excellence dans le contexte canadien.
À l’aide de deux bases de données constituées par notre équipe (Catalogue des Concours Canadiensarc et ArchiQualiData), la recherche se concentre sur une quarantaine de situations à différentes échelles de l’espace public identifiées dans des institutions canadiennes, telles que : des édifices culturels, des bibliothèques, des centres sportifs, des écoles publiques, des parcs publics et des centres civiques. De façon contradictoire, ces situations soulèvent des questions d’accessibilité à des degrés divers, bien qu’elles répondent aux exigences des normes et standards en vigueur. La recherche implique une analyse comparative qualitative des projets, celle des cadres théoriques, mais également un inventaire des approches et lacunes éducatives, ainsi que la collecte d’expériences vécues par un groupe de référence selon 4 axes :
- Axe 1 (POLITIQUES) – Le problème des normes d'accessibilité en tant que références en matière d'accès (Coordonné par Jean-Pierre Chupin et Samantha Biglieri)
- Axe 2 - (THÉORIES) – Repenser les représentations et les concepts d’accessibilité au prisme de la qualité inclusive (Coordonné par Olivier Vallerand et Jean-Pierre Chupin)
- Axe 3 (MÉTHODES) – Améliorer les méthodes d’évaluation et de mesure de la qualité inclusive à travers l’expérience vécue. (Coordonné par Samantha Biglieri et Olivier Vallerand)
- Axe 4 (PÉDAGOGIES) – Sensibilisations et formations académiques aux barrières comportementales et à la valeur sociale des environnements sans obstacle (Coordonné par les professeurs Carmela Cucuzzella et Rob Wright)
Pour traiter ce phénomène complexe, l’équipe combine une expertise multidisciplinaire dans les domaines de la théorie de l’architecture, du design thinking, des études de genre et des théories queers, des études urbaines et de la recherche en paysage. Notre équipe a acquis une reconnaissance internationale pour son travail sur les concours et les prix d’excellence. Deux subventions de la Fondation canadienne pour l'innovation ont permis la mise en place d'infrastructures numériques pour la documentation qui serviront au recoupement comparatif et qualitatif de données spécialisées qui sont offertes en libre accès.
Cette étude entend contribuer à une meilleure compréhension des limites des normes, des standards et des politiques liées à l’accessibilité. Elle appelle à une sensibilisation accrue dans l’éducation des concepteurs et conceptrices, dans la formation des fonctionnaires chargés des marchés publics, et de façon générale, dans la sensibilisation accrue des membres des jurys de concours et de prix dans tous les domaines de l’environnement bâti.
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Pour toute information complémentaire :
Public Exclusions: Understanding and Addressing the Inaccessibility of Public Buildings and Places in the Canadian Context
Social Sciences and Humanities Research Council of Canada INSIGHT Grant (#435-2026-1072):
- Jean-Pierre Chupin, Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et qualité
- Samantha Biglieri
- Olivier Vallerand
- Carmela Cucuzzella
- Rob M. Wright
ARCHIQUALIDATA, LA BASE DE DONNÉES DE LA QUALITÉ
(Programme de recherche sur les concours et ressource en ligne)
Publication interactive et moteur de recherche sur les concours au Canada depuis 1945.
Une base de données documentaire conçue et mise à jour par la
Chaire de recherche de l'Université de Montréal sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture (Jean-Pierre Chupin)
CARTE CANADIENNE DES ÉDIFICES ET DES LIEUX PRIMÉS
À l’initiative de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence (CRC-ACME) , l’Atlas de l’Excellence en Architecture (AEA) prend forme avec la mise en ligne du premier Répertoire historique des réalisations et des projets primés.
Prototype d’une plateforme numérique décentralisée et collective, l'AEA est destiné au regroupement des données sur la qualité des environnements construits. Conjointement à la mise en place d’un réseau de recherche, il s’agit offrir les informations nécessaires à la diffusion, à la compréhension, à la formation et la constitution de politiques et d'actions de médiations de la qualité visant l'excellence à toutes les échelles. Les données, informations, analyses, comparaisons, visualisations qui seront progressivement livrées sur la plateforme en libre accès prendront appui sur l’ensemble des réalisations primées au Canada. Grâce à la coordination des institutions organisatrices de prix et des équipes professionnelles, le grand public peut déjà prendre la mesure du répertoire des meilleures pratiques dans tous les domaines de l’environnement bâti.
DES·ANCRAGE — DES·ENCRAGE: DE L’ÉCRAN À LA CARTE, QUEERISER L’ESPACE PAR LES MARGES
Sources de financement : CRSH/Conseil de recherches en sciences humaines du Canada
Programmes de subvention : PV153480-Subventions de développement Savoir
PERSPECTIVES ET INTERVENTIONS DU PERSONNEL SCOLAIRE SUR LA VFS HÉTÉROCISSEXISTE DANS LES ÉCOLES SECONDAIRES QUÉBÉCOISES
Recherche soutenue par "Femmes et égalité des genres Canada, programme de promotion de l'égalité des sexes, de l'orientation sexuelle, de l'identité et de l'expression de genre" 2024-2027
VIVRE LA QUALITÉ AU QUOTIDIEN : PROTOCOLE D’ENQUÊTE ET D’ÉVALUATION QUALITATIVE DE LA VALEUR SOCIALE DES ÉDIFICES PUBLICS PAR LE RECUEIL D’EXPÉRIENCES VÉCUES PAR LES USAGERS
MATÉRIALISER L’HISTOIRE BÂTIE DES COMMUNAUTÉS LGBTQ AU QUÉBEC, PROJETER LEUR AVENIR
Le professeur Olivier Vallerand a récemment reçu une subvention d’appui à la recherche-création, volet projet individuel, du Fonds de recherche du Québec – Société et culture. Son projet, intitulé « Matérialiser l’histoire bâtie des communautés LGBTQ au Québec, projeter leur avenir », vise la conception d’installations architecturales documentant des espaces intérieurs ayant joué ou jouant toujours un rôle important dans l’histoire des communautés LGBTQ au Québec. Certains des espaces documentés n’existant plus, le projet permettra entre autres de réfléchir aux outils de commémoration du patrimoine lié à des communautés marginalisées telles que les personnes LGBTQ.
Le projet explorera aussi le potentiel de la théorie queer pour une compréhension plus nuancée de l’environnement bâti qui remet en question les normes de conception et d’étude. Comment peut-on comprendre les rôles joués par une perspective queer dans la conception, la construction et la perception des espaces intérieurs – et, par extension, développer une théorie de l’intérieur qui inclut une telle perspective (en d’autres termes, qu’est-ce qui rend un espace queer) ? Comment peut-on utiliser des installations architecturales afin de développer des processus participatifs visant la co-conception d’espaces intérieurs plus inclusifs ?
Comme le souligne une des personnes évaluatrices du concours, l’originalité du projet « réside dans l'optique proposée mettant le focus non pas sur des espaces perçus comme queer en raison des activités qui s’y déroulent, mais sur des installations qui visent à révéler le côté queer latent dans les espaces quotidiens de l’architecture en général. » Les installations réalisées permettront de pousser plus loin la réflexion sur les liens entre l’environnement bâti et la diversité sexuelle et de genre en s’éloignant d’une exploration abstraite pour s’inscrire directement dans une conception habitée, une représentation en trois dimensions permettant de faciliter des discussions productives entre chercheur·ses, practicien·nes et grand public. Le projet vise à provoquer des discussions, en rassemblant des thèmes et des figures autour de connexions qui produisent de nouvelles façons de comprendre la diversité sexuelle et de genre dans l’architecture et le design.
Le projet se développera autour d’un cycle itératif de conception et d’examen critique formé de deux expositions présentant des représentations d’une quinzaine d’espaces, de deux séminaires de discussion, ainsi que des activités de co-conception/réflexion sur l’environnement bâti.
L’ÉPIDÉMIE DU VIH/SIDA ET SON IMPACT SUR LE DESIGN: RENDRE PUBLIQUE UNE HISTOIRE IGNORÉE
Lead researcher : Olivier Vallerand
Funding sources: CRSH/Conseil de recherches en sciences humaines du Canada
Grant programs: PV152160-Subvention Connexion
RÉSILIENCE ET TRANSFORMATION: ADAPTER LES SERVICES D’HÉBERGEMENT VIH POUR DE NOUVELLES POPULATIONS
Nées à la fin des années 1980, moment où le VIH signifiait souvent isolement et mort imminente, les maisons d’hébergement VIH ont répondu audacieusement à une crise sanitaire et sociale sans précédent. Avec les avancées médicales transformant le VIH en une infection chronique, leurs missions ont évolué. Cette recherche, souhaitée par la Table des maisons d'hébergement VIH, vise à identifier les besoins, défis et potentiels obstacles liés à l'ouverture à d'autres populations.
Porté par: Olivier Vallerand, Professeur agrégé, Faculté de l'aménagement
Partenaire: Sidalys
ÉVALUATION DES HABITATIONS MODULAIRES AVEC ACCOMPAGNEMENT DE MONTRÉAL
Recherche dirigée par Olivier Vallerand et Carolyne Grimard
Soutenue par la Direction régionale de santé publique de Montréal
2026 - 2028
COMPRENDRE ET CONTRER LES IMPACTS DE LA POLARISATION DES DISCOURS RELATIFS À LA DIVERSITÉ SEXUELLE ET DE GENRE SUR LES MILIEUX SCOLAIRES QUÉBÉCOIS ET LEURS ÉLEVES
Financée par une subvention Programme d’aide financière en matière de lutte contre l’homophobie et la transphobie du Secrétariat à la condition féminine du Québec, 2024-2026)
Depuis 30 ans, les recherches du GRIS-Montréal documentent l’évolution des attitudes des adolescent·es face aux réalités des personnes LGBTQ+. Ces données ont montré une amélioration constante de ces attitudes jusqu’aux dernières années, qui donnent plutôt à voir une détérioration du climat scolaire. Nos intervenant·es constatent également une augmentation de l’hostilité de la part des jeunes rencontré·es, ainsi qu’une remontée des propos homophobes et transphobes.
Cette détérioration est à mettre en dialogue avec une montée des discours haineux et une hausse des paniques morales autour de l’existence des personnes trans, qu’on représente comme des menaces aux enfants et aux femmes. Ce recul de l’ouverture face aux personnes trans s’incarne dans les résultats de sondages récents, surtout réalisés aux États-Unis.
Cette recherche vise à documenter les attitudes face à la diversité sexuelle et de genre des jeunes scolarisé·es au Québec, dans le contexte d’une polarisation des discours sur ces questions. En plus d’autres analyses et entrevues (individuelles et de groupe), nous organisons une enquête en ligne et des groupes de discussion avec nos bénévoles pour sonder leur perception des changements survenus dans les dernières années.
Les résultats de cette recherche vont permettre aux adultes intervenant auprès des jeunes de mieux comprendre le contexte dans lequel iels sont appelé·es à intervenir au sujet de la diversité sexuelle et de genre.
L’EXPÉRIENCE SOCIALE DES TOILETTES PUBLIQUES DANS VILLE-MARIE
L'expérience sociale des toilettes publiques dans Ville-Marie: enjeux, affects et stratégies d'inclusion des personnes marginalisées
Cette recherche a pour but de mieux comprendre la façon dont les personnes qui vivent des situations de marginalisation dans le quartier (ex. itinérance, consommation, sexualité, LGBTQI2+, diversité corporelle ou capacitaire) investissent les toilettes publiques, et quels sont les rapports de pouvoir dont elles font l’objet.
Objectifs
- Explorer l’expérience sociale des toilettes publiques en milieu urbain du point de vue des personnes marginalisées ;
- Analyser les enjeux auxquels ces personnes sont confrontées lorsqu’elles ont recours aux toilettes publiques d’une manière utilitaire, stratégique et affective ; et
- Cerner, avec des personnes marginalisées, comment mettre en place des espaces et des pratiques plus inclusives et sécurisantes, et faire connaître leurs recommandations.
La recherche explore les dimensions sociales et émotionnelles qui sont soulevées par la multiplicité des usages des toilettes publiques par différentes communautés. Ces usages sont traversés par la qualité et l’accessibilité des lieux, et la nature des actions et interactions qui y prennent place. Par conséquent, l’expérience des toilettes est révélatrice des tensions sociales qui habitent notre quotidien et l’espace public.
EXPLORING THE TRADE-OFFS AND SYNERGIES OF URBAN NATURE-BASED SOLUTIONS FOR BIODIVERSITY, ECOSYSTEM SERVICES AND HUMAN WELL-BEING
Projet soutenu par le Environment and Climate Change Canada
NOVEL STRATEGIES TO MITIGATE GHG EMISSIONS FROM URBAN FORESTRY WASTE
A team of researchers led by Professor Sean Thomas of Forestry has been awarded a $1.3-million grant by the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada (NSERC).
The grant, provided through NSERC’s Alliance Mission program, is one of the largest single research grants ever provided for an individual project at the Daniels Faculty.
The funding is intended to support the creation of “novel strategies” for mitigating greenhouse gas (GHG) emissions from urban forestry waste.
“Everyone has seen urban forestry waste, but it kind of goes unnoticed,” says Professor Thomas, who is also the Faculty’s Associate Dean, Research. “Think of the tree-pruning guys with the aerial lift and the noisy chipper. Where does all that stuff go? It turns out that all the chipped bits of branches and leaves are first taken to large storage yards, and then mostly end up in compost facilities. A large part, unfortunately, also goes to landfill. From forestry studies, we know that this kind of material can be a large source of greenhouse gas emissions—not just carbon dioxide, but also methane, which now represents about 30 percent of climate forcing. The GHG emissions specific to urban forestry waste have not previously been quantified.”
To measure and potentially mitigate those emissions, Thomas has been joined by a cadre of co-researchers. Fellow “principal investigators” include Sandy M. Smith and Rasoul Yousefpour of Forestry, Alison D. Munson and Janani Sivarajah from Université Laval, Carly Ziter of Concordia University and Scott Chang of the University of Alberta.
Other collaborators include Liat Margolis of the Daniels Faculty, Deborah Wunch from U of T’s Department of Physics and Nathan Basiliko of Lakehead University.
The endeavour also extends beyond academia. Among the project’s municipal partners are City of Toronto Forestry, Quebec City Forestry and City of Edmonton Parks and Roads Services. Partners from the private sector include Titan Smart Carbon Technologies, Haliburton Forest and Wild Life Reserve Ltd., Airex Énergie, Innovative Reduction Strategies and Seed the North.
In addition to better quantifying direct GHG emissions from urban soils and vegetation in Canada, including the elucidation of urban GHG-emission “hotspots” connected with urban forestry waste, the far-flung team aims to explore novel soil amendment and vegetation planting strategies to reduce emissions, with a focus on the use of modified forms of pyrolyzed organic matter (biochar) as an urban soil amendment to enhance urban soil C sequestration, reduce direct GHG emissions, and increase urban vegetation growth and resilience to stresses.
“Integration, modeling and life-cycle analysis components of the project,” the grant proposal states, “will address the potential for novel strategies to generate a ‘virtuous cycle’ in which waste material from urban vegetation is recycled via pyrolysis for use in urban green infrastructure, with knock-on benefits that include reduced urban energy demand.”
Examples of “urban green infrastructure,” Professor Thomas says, run the gamut from green roofs to bioswales to street trees—any kind of vegetation or soils “valued for providing ecosystem services, like reducing urban flooding and mitigating the urban heat-island effect.”
He adds: “Urban forestry waste isn’t exactly glamorous, but urgent action is needed on climate change, which is ultimately driven by various kinds of waste. This project addresses a small part of the big picture of GHG emissions, but it is a part we can really do something about in the short term. The most gratifying part is to work as part of a team to actually have an impact.”
URBAN FORESTS: TOWARDS ADAPTATION TO GLOBAL CHANGES
A diverse and resilient urban forest is important for city-wide biodiversity and can maintain ecosystem services in the face of environmental changes. Tree diversity varies across cities, in response to factors such as urban form, public and private investment, and cultural preferences, often creating inequity in access to the urban forest and the services that it offers. Historically, public tree databases have been the basis for calculating urban forest diversity and ecosystem services, yet recent studies suggest that trees on private land can differ in important ways from public ones, greatly influencing the composition of the urban forest. Our project takes into account trees on public and private land, and asks how urban forest diversity and structure changes along gradients of socioeconomic status and urban built density. In 2023, we surveyed 34,000 individual trees of 400 different species across 25 neighbourhoods spanning the island of Montreal. We also incorporated community science into our sampling efforts, allowing us to connect with residents and collect fine-scale tree data from private spaces. We used the Canadian Index of Multiple Deprivation to measure the socioeconomic status of each neighbourhood, with our study sites spanning the full scale of the index, ensuring that we included a diverse range of communities in our sampling. Project results will help us better understand the interacting factors shaping urban forest diversity across the city, and how we can reduce inequity through both public and private tree management.
DESIGNLIFES: DESIGN OF LIVING INFRASTRUCTURE FOR ECOSYSTEM SERVICES
The Design of Living Infrastructure for Ecosystem Services (DesignLIFES) Network is a CREATE program that will train the next generation of engineers, landscape architects and scientists in the interdisciplinary professional and technical skills they will need to design, create and manage living and green infrastructure for Canadian cities. Governments and private property owners across Canada are rapidly investing in living infrastructure in order to address the future challenges of population growth and climate change. The ‘green’ economy in Canada supports over 298,000 jobs, or more than the fossil fuels, mining, and forestry industries combined. Four Canadian universities, eight international academic partners, ten private sector partners and two public sector partners will collaborate on this vitally important training and research program.
The program focuses on a critical component of urban resilience and sustainability strategies for cities facing the impacts of rapid urbanization and climate change. Our network of leading academics and industry professionals will provide trainees with a cutting-edge training program that integrates interdisciplinary academic training with an immersive and hands-on lab and field experience, international exchanges, collaboration with innovative companies in the green building sector, and professional skills development. DesignLIFES graduates will be highly qualified personnel (HQP) with comprehensive technical skills in design, construction, operations, and adaptive performance monitoring of green infrastructure technologies, complemented by professional skills in communication, project management, and leadership; they will be equally well prepared for careers in the green building and infrastructure industry, government, and academia.
In the Design Lifes Program, each trainee will participate in: (1) Interdisciplinary coursework in academic courses related to living infrastructure, landscape architecture, urban ecology and urban water systems; (2) Immersive experiential learning though state-of-the-art research facilities; (3) Professional skill development and training led by private sector partners such as site planning, environmental legislation and incentive programs, and design and construction processes; (4) Networking and soft-skills development, including communication, leadership and project management; and (5) Short courses led by professors private/public sector partners exploring technical topics, including sensor design. Trainees will have the opportunity to work with interdisciplinary Canadian and international academic partners to learn about living infrastructure practices around the world and in a broad range of climates. We would like to thank NSERC CREATE for its generous financial support to the Design Lifes Program.
Jean-Pierre Chupin est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et qualité
COLLABORATIONS SCIENTIFIQUES ET CULTURELLES